search
top

Comment économiser 100 000$ en jardinant!

 

La belle saison est arrivée. Chez les Riche Relax, on sort les poufs bean bags et on profite de la menthe du jardin pour se faire des mojitos maison (virgin…ou pas) à partager entre amis. Fin mai et nous mangeons déjà nos propres asperges et notre rhubarbe sans quitter la cour et nos repas sont accompagnés de belles salades fraiches. La terre est tournée, les graines sont semées et nous rêvons des radis croustillants, des tomates juteuses et des pois mange-tout sucrés qui seront bientôt prêts à être dégustés dehors, les deux pieds dans la terre de jardin. Pour M et Mme Riche Relax, c’est ça le bonheur!

 

Vous désirez goûtez à ce mode de vie? C’est simple, agréable et même payant…

 

 

La petite histoire du jardin des Riche Relax

Mme Riche Relax a commencé à jardiner avec de la mauvaise terre dans deux pots minables sur le balcon de notre logement loué. Ce qui a donné, la première année, quelques tomates cerise et un radis immangeable, mais c’était un début! Depuis nous avons appris beaucoup, fait des essais, des erreurs et de belles découvertes.

 

Nous profitons maintenant d’un potager de plus de 400 pieds carrés qui nous fournit en fruits et légumes frais ayant une valeur annuelle de plus de 500$! C’est plus qu’un mois d’épicerie gratuit! Une année nous avons même réussi à récolter de notre petit jardin urbain plus que le poids combiné de M et Mme Riche Relax ensemble! Faut dire que nous ne sommes pas des poids lourd, mais quand même. En tant que jardinier novices, on se donne le droit de célébrer cet exploit dans l’idée de continuer à s’améliorer.

 

Calcul rapide

Combien vaut les 10 dernières années de jardinage des Riche Relax?

Ayant économisé 500$ par année, investi à 5%, ça vaut 6 288.95$ !

 

Mais nous ne comptons pas arrêter de jardiner demain, nous désirons continuer de jardiner et d’améliorer nos techniques pendant au moins 25 ans encore! Si on réussit à obtenir 10% de plus en valeur récolté à chaque année, au bout de 25 ans, nous aurons économisé 95 780$ grâce à notre petit lopin de terre en ville bien utilisé sur un total de 35 ans.

 

Pour ceux qui sont intéressés à comprendre les calculs derrière cette affirmation, on vous revient bientôt avec un article sur le calcul des versements fixes et croissants ou annuités dans le jargon financier.

 

95 780$ c’est bien payé pour bien manger et profiter du beau temps, non?

 

 

Paysagement pas cher

Si cet argument pécunier massue ne vous suffit pas, ajoutez à ce montant les coûts sauvés en aménagement paysager. Si vous ajoutez, ne serai-ce que 100$ par année en fleurs annuelles et paysagement de toute sorte, vous atteindrez aisément 100 000$ en économies!

 

Vivaces efficaces

Chez les Riche Relax, nous avons, lentement mais surement,  créé un aménagement de plantes et de fleurs comestibles vivaces pour presque rien. Avec des plantes vivaces, nul besoin de recommencer le travail à chaque année. Les plantes proviennent, pour la majorité, de plates-bandes de la famille ou d’amis qui ont vu certaines espèces prendre trop d’ampleur au fil du temps.

 

Chaque plante à sa propre petite histoire. Maintenant, lorsque c’est possible, on divise nos plants et on récolte les graines pour partager avec d’autres. C’est agréable de partager et de penser qu’un proche aura une petite pensée pour nous en regardant les fleurs dans sa propre cour.

 

L’indépendance fine herbière?

En attendant d’atteindre l’indépendance financière, nous profitons d’une indépendance fine herbière. Plus besoin d’acheter de ciboulette, d’origan, de basilic ou de thym, notre aménagement paysager nous fournit tout ce qu’il nous faut, année après année, sans rien nous charger. Les voisins doivent trouver curieux que nous sortons souvent à l’heure du souper avec des ciseaux pour cueillir des assaisonnements, mais bon…ça leur appartient!

 

Et pour l’hiver? On fait sécher la dernière récolte au soleil ou dans notre four solaire et le tour est joué. Même pas besoin d’allumer le four ou consommer de l’électricité. Encore une fois la nature s’en occupe, sans frais!

 

Guerre au gazon  

À l’arrière comme à l’avant de notre maison, à force de faire la guerre au gazon, nous avons aussi réussi à remplacer ce couvre-sol inutile par des hémérocalles, des pensés, des hostas etc…Tant pis pour ceux qui choisissent de payer des sommes exorbitantes pour faire couper, fertiliser, aérer etc…leur monoculture verte pour soigner leur image de bon banlieusard! En plus, qui dit plus de gazon, dit plus de tondeuse! Ce qui laisse plus de temps pour jouer dans la terre noire avec Mini Riche Relax.

 

 

Planter avec les bouts de choux

Pour Mini Riche Relax, le jardin est aussi un lieu d’apprentissage et de découvertes. Des animaux de toutes sortes (Mini RR aime particulièrement les marmottes) viennent eux-aussi profiter de l’abondance. On les contrôle un peu avec des barrières physiques mais, en même temps, il y a généralement assez de nourriture pour tous, alors pourquoi ne pas partager?

 

Notre cerisier, qui dépasse le toit de notre maison, est un lieu magnifique pour observer des oiseaux qu’on remarque moins au jour le jour. Ils acceptent de passer plein de temps, près de nous, en échange d’avoir accès aux fruits dans les hauteurs que nous ne pouvons pas facilement atteindre. Les jaseurs des cèdres et les roselins partagent les branches avec le cardinal, les étourneaux et les écureuils bien évidemment!

 

Ceci nous fait des belles sorties d’ornitologie pas loin et pas cher.

 

 

Convaincu, mais ne savez pas où commencer?

Pas besoin de se lancer en grande: un pot, une graine, un peu d’eau et un coin au soleil.

 

L’important c’est de s’amuser!

 

Vous voulez approfondir vos connaissances? À défaut de grands-mères fermières, on s’inspire de livres et de blogues forts intéressants. Nos préférés étant Le jardinier-maraicher de Jean-Martin Fortier, dont une édition revue et augmenté vient de sortir en août 2015, et Potager Biologique, un blogue particulièrement instructif québécois sur comment faire un potager biologique chez soi, rempli d’informations toutes aussi pertinentes pour les débutants que pour les adeptes.

 

 

Besoin de motivation?

Nous ne le cacherons pas, jardiner ça demande un minimum de temps et d’effort. La clé pour nous, c’est de planter les aliments qu’on aime manger et d’automatiser les tâches qu’on aime moins. C’est fort amusant jouer dans le jardin mais qui veut passer du temps à désherber des légumes que personne dans la famille ne voudra manger? Pour nous, la promesse de manger certains mets issus du jardin est une excellente source de motivation.

 

Ça aide aussi de voir le jardin comme un grand laboratoire et non un lieu de travail forcé. À chaque année nous expérimentons avec un nouveau légume (dans le cas de M RR un nouveau piment fort) et on découvre des nouvelles recettes délicieuses pour passer des quantités incroyables de feuilles de radis ou de carottes et des kilos de zucchinis.

 

On essaye aussi de simplifier le processus tout en restant écologique. Pour sauver nos plants sans gaspiller l’eau, nous avons investi dans un système d’irrigation goute à goute qui arrose automatiquement le jardin pendant la nuit pour éviter de perdre trop d’eau à l’évaporation. Plus besoin de passer du temps debout à se faire mouiller les pieds en espérant contrer la canicule. L’année dernière nous avons testé les toiles géotextiles pour limiter le désherbage et ça fonctionne à merveille pour les grands plants (tomates, aubergines, poivrons). Pour le reste, on sème densément et on accepte que notre jardin ait l’air un peu broche à foin, tant qu’il reste productif.

 

 

Pas d’espace? Pas de problème!

Vous n’êtes pas obligé de vous restreindre à un espace qui vous appartient. Les pissenlits dans les parcs sont pour tous! Vous vivez près d’un petit boisé, il y a surement une panoplie de plantes, petits fruits et champignons comestibles qui ne demandent qu’à être cueillis de manière avisé et dans le respect de la nature.

 

En ville, nous récoltons depuis plusieurs années les pommettes des arbres sur les terrains municipaux pour faire de la gelée de pommettes et pour bonifier notre cidre maison. Je suis même allée jusqu’à demander à la responsable des plantations de mon arrondissement de m’identifier tous les arbres à fruits comestibles que j’avais le droit de récolter et elle m’a dessiné avec enthousiasme la carte complète de notre verger de quartier!

 

À Montréal et ailleurs, les jardiniers envahissent même les ruelles. Les projets de Ruelles Vertes sont nombreux et les arrondissements offrent même des plantes pour permettre le verdissement de ces espaces. Pourquoi ne pas en profiter pour planter des framboisiers, des mûriers, des haies de bleuets pour créer un lieu agréable et profitable pour tout le voisinage? Renseignez-vous, peut-être que votre jardin de proximité secret existe déjà et vous n’avez qu’à aller en profiter.

 

 

Pour résumer…

Avoir un beau potager c’est agréable pour les yeux, le nez, la bouche et l’esprit. Jouer dans la terre c’est pour plusieurs une thérapie pas cher. Un moment contemplatif pour admirer la nature et tout ce qu’elle offre de plus beau. Regarder les plantes pousser, apprendre comment en prendre soin et voir à chaque année ses progrès c’est intéressant, valorisant et peut, comme nous l’avons démontré, être très payant!

 

Et vous, est-ce que vous avez un potager, des pots sur un balcon ou quelques fines herbes qui poussent au bord de votre fenêtre? Est-ce que vous avez un espace vert, peu utilisé que vous pourriez mettre à profit?   

 

 

4 Responses to “Comment économiser 100 000$ en jardinant!”

  1. Mr. Jack dit :

    On est faits pour s’entendre. J’ai aussi un four solaire et je m’en sers pour sécher des tomates italiennes!

    Côté simplification au jardin, nous avons adopté la méthode ‘en carré’ qui limite beaucoup le travail de désherbage, notamment.

  2. Félicitation pour les tomates séchées!

    La transformation aide beaucoup à sauver de l’argent avec le jardin, comme c’est difficile parfois de manger tout ce qui en sort.

    Je n’ai pas encore essayé les tomates séchées, mais je fais beaucoup de sauce et pâte de tomate que je conserve pour l’année (ainsi que des tomates en dés, ce qui réduit nos achats de tomates en conserve à presque 0 pour l’année!)

    On échangera des trucs de jardinage 🙂

  3. Orly dit :

    Je n’aurai jamais pensé que le jardinage nous permettait d’économiser autant d’argent ! C’est un article très intéressant, merci pour le partage.

    • C’est effectivement fascinant. Maintenant par contre, c’est là qu’on se rencontre que les marmottes voraces qui mangent les plants en pleine croissance peuvent nous coûter très cher sur le long terme.

      Mais bon, faut vivre avec le risque 🙂

      Certaines années sont plus productives que d’autres !

top