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Êtes-vous l’esclave de votre voiture?

 

Question du jour

Qu’est-ce qui vous coûte le plus cher sur une année:

Votre facture d’épicerie, ou votre voiture ?

 

Si vous êtes comme la majorité des gens, la réponse pourrait vous surprendre!

 

 

Selon l’article publié par l’Association canadienne des automobilistes (CAA), en 2013 deux personnes sur trois croient à tort que leur facture d’épicerie annuelle est plus élevée que celle de leur voiture! Les coûts annuels moyens d’une voiture en 2013 s’élevaient à 9500$ alors qu’au même moment, le canadien adulte moyen dépensait 4500$ annuellement en épicerie! On paierait donc, en moyenne, deux fois plus pour avoir le privilège de rouler sur l’asphalte que pour subvenir au plus essentiel de nos besoins, se nourrir. Et ce, pour la majorité des gens, sans même s’en rendre compte!

 

Si on considère qu’au Canada en 2013, le revenu médian, après impôt, des familles était de 72 200$, on constate que la situation est problématique! Si vous êtes la personne moyenne au Québec, ou au Canada, avec 2 voitures dans la famille, vous et votre conjoint travaillez, chacun, plus d’une journée sur quatre, seulement pour payer les voitures!

 

C’est plus de 25% de votre temps de travail…

soit plus de 3 mois par année, par voiture!  

 

Si vous êtes célibataire, la situation est encore plus troublante. Avec un revenu médian de 28 200$, vous travaillez le tiers de votre année pour payer votre voiture! 

 

Est-ce que votre voiture vaut vraiment ça? Quelle est la valeur, pour vous, de prendre l’été de congé avec vos enfants ou avoir tous vos vendredis de l’année libre pour faire ce qui vous chante? N’est-ce pas déraisonnable d’accorder autant de valeur à votre véhicule?

 

 

Êtes-vous victimes d’aveuglement volontaire?

La première réaction des gens à qui je présente ces chiffres est habituellement de tomber dans un mode défensif. Ils minimisent le coût actuel de leur voiture, plusieurs citent des avantages économiques marginaux: économiser en allant magasiner plus loin, ou évoquent l’achat d’une maison moins cher en banlieue…

 

Si on prend bien le temps de décortiquer ces arguments, on se rend rapidement compte qu’ils ne tiennent pas la route. Évidemment, il y a des exceptions, mais elles sont bien rares… Peu importe l’effort mis à démonter les arguments, la plupart finissent par dire que la voiture n’est pas un choix mais une obligation. Ou, autre variante, qu’ils ne pourraient plus s’en passer de toute façon…

 

Autrement dit, ces individus ont abdiqué leur libre arbitre, et se présentent, au final, comme des victimes de leur dépendance véhiculaire.

 

Existe-t-il une fatalité qui les contraint dans leur choix?

Une pulsion de voiture incontrôlable les pourchasse inlassablement?

Une impossibilité de se définir dans le monde en l’absence d’un véhicule à moteur?

Ohn…pauvres consommateurs…

 

Je ne sais pas, de mon point de vue, soit on regarde les chiffres et on en constate l’absurdité, soit on décide de vivre dans un aveuglement volontaire. Je soupçonne la plupart des gens dans cette situation de ne pas vouloir regarder les chiffres, parce qu’au fond d’eux-mêmes, ils savent bien que le mode de vie centré sur la voiture qu’ils ont choisi est bien mal avisé, et que s’ils s’y arrêtaient sérieusement, ils ne pourraient nier l’évidence:

 

Ils n’ont pas une voiture pour pouvoir travailler…

ils travaillent pour pouvoir avoir une voiture.

 

Pour d’autres, questionner la pertinence d’avoir une voiture est une affaire hautement sentimentale. Comme atteint du syndrome de Stockholm, ils ne veulent pas se séparer de celui qui les tient en otage.  Malgré ce contexte malsain, ils ont créé un lien avec leur véhicule. Après tout, la voiture à été pendant si longtemps un compagnon fidèle, un symbole de statut, un gage de liberté et s’en départir est pour certain équivalent à dire au revoir à un grand amour ou un vieil ami.

 

OK, peut-être, mais qui voudrait d’un ami qui vous volerait le tiers de votre salaire?

 

 

Les vrais coûts d’être esclave de votre voiture

 

Le coût en espèces sonnantes et trébuchantes.

Un bon remède au syndrome d’aveuglement volontaire, qui ne demande pas de changement immédiat, c’est de retourner à votre budget et calculer exactement combien votre voiture vous coûte. À cette étape, vous avez toujours votre voiture, mais vous êtes au moins conscient de son coût réel.

 

Si vous n’avez pas les chiffres, le temps, ou même l’envie de faire le calcul, un bon point de départ, c’est de se comparer avec les évaluations d’experts!  En cherchant un peu, on peut trouver plusieurs évaluations. Le CAA, organisme reconnu quand il est question de voiture, à même produit un guide à cet effet. Selon ce guide, les coûts fixes associés à une voiture varient  entre 6000$ et 9000$ par année. À cela, il faut ajouter les coûts d’utilisation et d’usure, qui varient entre 14 et 18 cents par kilomètre (1400$ par tranche de 10 000km).

 

Ceci vous donne déjà une bonne idée du coût de votre voiture.

 

Mais, question de bien prendre conscience de son impact, vous pouvez également calculer la valeur de votre temps passé au volant pour aller et revenir du travail, multiplié par votre taux horaire, et vous verrez bien que le coût de transit est loin d’être négligeable…

 

Calcul rapide

Si vous travaillez à 30 minutes de voiture de votre bureau et que vous faites l’aller-retour en voiture à tous les jours pour gagner un salaire de 50 000$ par année (2000 heures à 25$/hr).

 

Votre temps passé derrière le volant vaut 6250$ par année!

 

Dommage que votre patron ne paye pas pour que vous vous rendiez au boulot!

 

Mais si vous le décidez, vous pouvez être le patron de votre propre réalité! En vous rapprochant du travail et en optant pour la marche ou le vélo, vous venez de vous accorder l’équivalent d’une augmentation de 12.5%! Avec cet argent vous pourriez remplir sans souci votre CELI à chaque année.

 

 

La voiture est une menace pour votre santé financière…physique et mentale!

Si on ajoute à cet argumentaire monétaire l’aspect santé, on pourrait additionner tout le temps passé assis dans sa voiture et parler d’années de vie complètes passées dans le trafic, mais il y a un argument encore plus frappant…

 

Au Québec, comme dans la plupart des pays industrialisés, les collisions routières sont la première cause de décès chez les jeunes de 15 à 29 ans! Et une des premières causes, pour toutes les autres tranches d’âge. Chaque heure supplémentaire passée dans votre voiture est non seulement perdue, elle réduit votre espérance de vie! 

 

Et ce, sans compter l’impact de passer des heures à respirer les émanations des autres véhicules pris dans les bouchons de circulation et l’impact sur votre santé des déjeuners commandés au service au volant. On omet également l’effet sur votre état d’esprit de parrtager la route avec des conducteurs pressés et plus ou moins courtois…

 

Il n’y a donc rien de mieux que d’éviter le trafic pour vivre plus Riche, plus Relax et plus longtemps!

 

 

Vous êtes prêts à vous libérer de ce joug? Voici quelques options…

Pour beaucoup de gens, la voiture est leur plus gros poste de dépense. C’est donc l’endroit idéal pour essayer d’économiser.

 

Les stratégies d’économie peuvent prendre plusieurs formes :

  • Vendre la deuxième voiture familiale
  • Remplacer une voiture par un modèle moins dispendieux ou moins énergivore
  • Opter pour le transport en commun, le covoiturage ou l’auto partage
  • Déménager pour réduire les déplacements familiaux
  • Privilégier des activités locales
  • Opter pour le vélo ou la marche pour certains (voire la majorité) des déplacements.

 

Évidement certaines de ces idées sont plus compliquées, mais plusieurs se renforcent. Une deuxième voiture devient soudainement beaucoup moins utilisée si une portion des déplacements se fait en transport en commun ou à vélo. Quand on sait que la voiture moyenne passe 92% de son temps stationnée et roule en moyenne moins d’une heure par jour, il est difficile d’argumenter que tous ces véhicules sont absolument essentiels…

 

Il faut bien être conscient qu’il n’est jamais trop tard pour vendre une voiture trop chère et la remplacer par une plus économique. Vous pouvez aller chercher, avec cette simple action, de 5000$ à 10 000$ de plus pour vos investissement, pour le remboursement de dettes (ou même de nouvelles dépenses…). Et ce annuellement!

 

Évidemment, ce que les Riche Relaxe recommandent de faire avec cet argent, c’est de l’investir pour profiter du pouvoir des intérêts composés! 

 

Au revoir dépendance véhiculaire…bonjour grandes économies!

Si on compare à un ménage qui se paie 2 voitures, voici les économies possibles sur 10 ans selon les trois scénarios suivants:

 

  • Avoir une seule voiture au lieu de deux
  • Réduire l’utilisation d’une seule voiture
  • Vivre sans voiture

 

 

Voiture_Graph

 

Bref, si vous vivez sans voiture, vous pourrez, comme les Riche Relax payer votre maison comptant! Si vous vous limitez à une voiture pour votre ménage, vous aurez, après 10 ans, une mise en fonds plus que respectable de 125 464$. Si vous optez pour un véhicule économique et que vous limitez votre kilométrage, vous aurez des économies quelque part entre les deux premières options.

 

Alors, quelques soient les compromis à faire, s’il y une chose à faire pour atteindre l’indépendance financière, c’est bien de dire non à la voiture, le plus longtemps et le plus souvent possible!

 

 

La voiture et les Riche Relax ?

Avant cette année, donc pour les 15 dernières années, même si nous étions sur le marché du travail, nous n’avons pas eu de voiture!

 

99% de nos déplacements étaient faits en transports en commun, en vélo, ou à pied. Évidement nos appartements, puis ensuite notre maison, ont été choisis en fonction de l’accessibilité des transports en commun, la proximité de nos milieux de travail et de nos lieux de détente préférés. C’était bien, mais depuis quelques années on fait encore mieux, on a délaissé le transport en commun pour aller travailler en vélo ou à pied…et ce malgré le climat!

 

Mr Riche Relax à même quitté il y a quelques années un emploi très bien rémunéré, parce que la distance en transport en commun était trop grande et presque impensable à faire en vélo du moins de façon raisonnable. C’était donc un coût d’option en temps, plus que monétaire, qu’il ne pouvait accepter!

 

Attention, ne pas posséder de voiture n’égale pas ne jamais utiliser une voiture!

Durant toutes ces années nous avions accès à des voitures via la location, ou mieux le service d’auto partage Communauto,  et cela nous suffisait. Nous étions donc bien au courant des avantages de la voiture… mais aussi bien content de la remettre sans avoir à se soucier du stationnement, des changements de pneus, de l’entretien et des autres réparations.

 

L’absence de véhicule est une des plus grandes raisons

ayant contribué à notre aisance financière actuelle!

 

Si nous avions eu une, ou pire deux, voitures pendant toutes ces années, notre maison ne serait pas payé et notre retraite serait de plusieurs années plus loin dans le futur!

 

Et maintenant que nous avons une voiture?

Nous avons décidé, en 2015, de se procurer une voiture en prévision de l’arrivée de Mini Riche Relaxe, pour une question de commodité. Notre véhicule acheté usagé nous est utile, et on s’est mis à utiliser des services que l’on n’utiliserait probablement pas sans voiture… Mais on se garde bien d’en faire notre moyen de transport par défaut!  M RR continue de rouler en vélo et Mme RR donne préférence aux activités et commerces locaux. Nous continuons toujours à faire notre épicerie à pied. Avec une poussette, en plus du sac à dos, c’est même plus facile qu’en tant que célibataire!

 

La plupart du temps, l’auto reste sagement garée dans notre entrée. La marche et le vélo étant bien plus agréables! Même si le coût du véhicule ne reviendra pas, on continue d’économiser en n’utilisant notre auto qu’au minimum et en remplaçant l’achat de billets d’avion par des voyages plus près de chez nous. Nous avons décidé que, dans ce contexte, le coût d’option de l’achat de la voiture était acceptable, du moins pendant que les enfants sont petits. Quand ils seront assez grands pour nous suivre aisément à pied, en vélo et en transport en commun et que le goût nous prends de voyager plus loin, il est fort à parier que nous reviendrons à notre mode de vie sans voiture!

 

Pour le moment, selon l’étude du CAA cité plus haut, notre coût de revient annuel devrait se situer autour de 8000$. On compte suivre l’impact du véhicule dans notre budget, pour voir, par année, à combien il nous revient réellement.

 

La vérité au final…

C’est que la voiture représente un frein considérable à l’accumulation de richesses.

Si on regarde les statistiques ou les budgets individuels, on se rend vite compte que les gens, en général, conduisent des véhicules qui engendrent des coûts bien au-delà de leurs moyens!

 

Posséder une voiture c’est un luxe! 

 

Si avoir une voiture vous procure un bonheur à la hauteur du coût réel, tant mieux, mais si vous défrayez de grandes sommes pour une chose qui vous semble banal, vaut mieux reconsidérer.

 

Tout le monde ne pense pas prendre sa retraite à 40 ans. Mais ne vaut-il pas mieux mettre son argent sur des choses qui nous tiennent vraiment à cœur? Un petit 200 000$ de plus pour votre retraite, c’est loin d’être perdu!

 

La voiture est-elle pour vous ce qu’elle se doit être, un outil pratique? Ou est-elle un gouffre sans fond en train d’avaler vos économies? Si vous vivez sans voiture, partagez avec nous vos astuces!

 

 

4 Responses to “Êtes-vous l’esclave de votre voiture?”

  1. jAubin dit :

    Bon post. Merci! Chez nous on a 2 voitures, alors ça donne froid dans le dos.
    Malgré tout, je crois que votre coût de propriété doit être plus bas que celui estimé par le CAA:
    Votre véhicule a été acheté usagé, alors que la dépréciation était évaluée par le CAA pour un neuf.

    • Effectivement possible que le coût de la voiture soit plus bas! Évidement on ne pourra que mesurer son réel coût de revient une fois qu’on se départira du véhicule!

      Je vous souhaite de ne pas avoit trop de dépenses sur vos deux véhicules! A long terme, le coût est effectivement très élevé!

  2. Jacques K dit :

    Il y a 20 ans, nous habitions loin du travail. La maison que nous avions acheté était abordable, mais on faisait 25 000 km par an, heureusement sur une seule auto. L’une de nos meilleures décisions à vie a été de vendre et de se rapprocher du travail. Avec le coût supplémentaire du logement en ville, je croyais que c’était le prix à payer pour éviter de passer une partie de ma vie au volant. Mais j’ai vite réalisé que le 10-20% de plus payé sur le logement était largement compensé par les économies sur la voiture, sur le long terme. Depuis on fait environ 10 000 km par an sur une seule voiture, le plus gros étant pour des vacances et petits voyages.

    • Les gens qui font le choix de la banlieue refusent souvent de croire que leur coût de maison plus bas n’est peut-être pas une réelle économie!
      Évidement le type d’habitation de ville est souvent différent de celui loin des grands centre. Mais les économies peuvent être importante comme vous nous le-dites. Merci de partager votre expérience! Ca vaut encore plus qu’une opinion 🙂

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