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La richesse au 21e siècle (Partie 1 de 3)

 

Dans notre billet Êtes-vous riche nous nous sommes penchés sur les différentes strates de richesse dans la population, et ce en terme de valeur nette ou de revenus personnels. Deux mesures communes de la richesse.

 

On pourrait argumenter que ce ne sont pas les seules, ni les plus importantes, mais nous n’avons pas l’intention de parler ici de notre vision de la vrai richesse, mais bien d’approfondir encore un peu la question de la richesse réelle ou perçue dans notre société.

 

Aujourd’hui, il sera question de la richesse en revenu versus la richesse en capital (en valeur nette si vous préférez), et de comment ces formes de richesses interagissent dans notre société. Car ces deux formes de richesses, sont non seulement réparties de façon différente dans la société, mais elles n’évoluent pas de la même manière!

 

Ce sont deux formes de richesses complètement différentes !

 

Comme nous ne pouvons pas complètement nous abstraire des réalités de la société dans laquelle on vit, il est important (et fort intéressant!) de bien comprendre comment ces deux formes de richesses sont réparties et comment cette répartition affecte, entre autre, la capacité de chacun d’accéder à l’indépendance financière ou d’assurer celle de sa progéniture!

 

En effet, lorsqu’il est question de richesse monétaire, nombreux sont ceux qui se concentrent sur la notion des revenus. Cela a le mérite d’être plus simple, et les médias aiment pointer du doigt les personnes qui font de très hauts salaires annuels, soit pour les glorifier en tant que héros (du monde des affaires, de la télé ou du sport), ou les démoniser en tant que grands profiteurs du capitalisme.

 

Mais les bien payés, sont-ils vraiment riches? Ils auront beau être de joyeux paons qui se vantent de leur haut salaire (en le dépensant au fur et à mesure), ont-ils accès au même train de vie que les héritiers de grandes fortunes ? Et surtout, qu’est-ce que leur richesse signifie pour leur descendants?

 

On ne s’intéressera pas qu’au plus riches, mais comme ils font partie du paysage de façon ostentatoire, on ne peut pas vraiment les ignorer!

 

 

La répartition de l’argent dans la société n’est pas qu’une question de chiffres!

Cette répartition des formes de richesse dans la population modifie grandement la façon dont les individus de chaque génération considèrent l’argent, de même que la perception de la justice sociale. Et ces perceptions sont importantes car elles influencent les décisions politiques, qui elles, à leur tour, ont un impact sur la répartition des formes de richesse! De plus, comme la distribution de l’argent n’est ni fixe, ni forcément équitable, connaître les tendances à cet égard peut nous permettre de voir, un peu à l’avance, ce que les prochaines décennies nous réservent, et planifier en conséquence!

 

Est-ce que nous nous dirigeons vers une plus ou moins grande différence entre les riches et les pauvres?

Est-ce qu’il sera possible de changer de classe économique au cours d’une vie?

Qui détiendra le pouvoir politique dans le futur?

 

Dans le but de débroussailler ces grandes questions, Mr Riche Relax s’est intéressé à un ouvrage entièrement dédié à la question de la richesse:

 

 

Le Capital au XXIe siècle, de l’économiste français Thomas Piketty.

 

Dans ce livre, l’auteur trace un portrait détaillé des deux sortes de richesses discutés (le revenu et le capital), et comment leur rapport a structuré les sociétés au cours des derniers siècles.

 

C’est fascinant!

 

Nous avons donc décidé de tenter de de résumer les aspects intéressants de cette lecture sur la richesse, et de les contextualiser pour le Canada et le Québec.

 

 

Les formes de richesses et l’impact de leur répartition

Comme mentionné en début d’article, nous allons tout d’abord nous intéresser au rapport entre la richesse de revenus et la richesse en capital pour l’ensemble de notre société. Ignorons pour l’instant les individus, et considérons simplement les sommes en jeu, vous allez voir, c’est moins abstrait qu’il n’y paraît.

 

Donc pour l’ensemble de la société, comme pour les individus, on parle de deux forme de richesse:

  • Le revenu, autrement dit, le total de tout les salaires versés annuellement au pays.
  • Le capital, la somme de toutes les valeurs nettes individuelles au pays.

 

Le revenu total d’une société est une mesure de sa capacité de générer du capital.

 

Si le revenu total annuel moyen était économisé à 100% à chaque année, que personne ne dépensait rien et que tous déposaient l’intégralité de chaque paie en banque, le capital accumulé devrait être égal à ce montant, multiplié par le nombre d’années d’existence de la société. Il y a donc une relation très directe entre le revenu et le capital. Le revenu alimente le capital d’un pays plus ou moins vite selon le taux d’épargne des ses citoyens.

 

Un taux d’épargne de 100% nous donne une idée de la valeur supérieure qui serait possible de générer en capital. Mais nous savons très bien que ce taux est irréaliste!

 

Peu importe nos efforts, nous avons tous des dépenses fixes (logement, nourriture, taxes) à payer et nous avons tous et chacun un niveau de revenu et un taux d’épargne différent et qui fluctuent dans le temps. Ce sont ces différences et fluctuations personnelles qui affectent la répartition des revenus et du capital dans la société, mais il ne faut pas oublier que ces choix sont souvent dictés par une structure économique plus large qui encadre comment la richesse est partagée et transmise d’une génération à l’autre.

 

Une mesure intéressante sur laquelle s’est penché Piketty, c’est la proportion suivante :

 

\displaystyle \frac{\text{Le capital accumul}\acute{e}\text{ total}}{\text{Le revenu annuel total}}

 

Et cette proportion, qui semble au départ anodine, influence énormément le fonctionnement et la structure de la société.

 

 

Décortiquons un peu la chose…

  • Le numérateur représente la valeur nette totale de tous les membres du groupe.
  • Le dénominateur est la somme de tous leurs salaires.

 

Le rapport entre les deux, représente donc :

 

Le nombre d’années requises pour gagner, en salaire, une somme égale au capital total accumulé.

 

Ce rapport évolue avec le temps.

  • Plus le taux d’épargne est élevé, plus le capital augmente rapidement.
  • Plus la croissance économique est importante, plus le total des revenus augmente!

 

Alors, que peut nous apprendre le ratio entre ces montants ? En dehors de période de grands changements…

 

Si le ratio est élevé… (historiquement, 7 fois et plus le revenus total)

C’est signe qu’il y a beaucoup plus de capital accumulé que de revenus de travail générés dans une année. Même si la population ne dépensait pas un sou, cela prendrait plusieurs années pour accumuler un montant de capital équivalent. Le capital n’est donc pas bâti rapidement, mais accumulé sur plusieurs générations et transmis principalement par héritage. Donc dans ce type de société, vous aurez beau travailler très fort, peu importe votre succès, il est peu probable que votre salaire vous permettra d’accoter le train de vie de ceux qui héritent de leur fortune… Un peu frustrant non ?

 

Si le ratio est bas… 

Cela peut être un indicateur que le taux d’épargne de la société est faible. Les individus dépensent, en moyenne, presque tout ce qu’ils gagnent et peu de capital est conservé. Ou encore, que le taux de croissance économique est très élevé. La masse salariale des générations qui se suivent augmente plus vite que le capital accumulé par les générations précédentes gagnant des montants moins élevés.

 

Évidement,  il y a tout un spectre de sociétés possibles! 

 

Non, ce n’est pas si simple que ça…

Il y a évidemment d’autres facteurs qui ont une influence, comme l’inflation, le taux de rendement sur le capital, et le taux d’imposition sur le capital et les successions. Piketty illustre bien ces différentes réalités et comment elles se sont manifestées historiquement dans différents pays et à différentes époques. Mais faisons en abstraction pour le moment pour simplifier la discussion!

Si vous brûlez d’envie d’en apprendre davantage on vous invite à lire ce magnifique livre au grand complet!

 

 

Quelques exemples, pour bien comprendre.

Beaucoup de capital accumulé, peu de revenus annuels (ratio élevé)

Ici on peut penser à une société aristocratique de riches propriétaires terriens, avec la majeure partie de la population étant constituée des paysans. Les enfants des propriétaires héritent de leur fortune (du moins le premier fils qui reçoit le lège en entier pour éviter le fractionnement entre plusieurs enfants, tant pis pour les plus jeunes). Les paysans font tout juste assez d’argent pour se nourrir et payer leurs taxes.

 

C’est un bon exemple d’une société qui ne risque pas de changer beaucoup d’elle-même dans le temps. Les enfants des paysans, restent paysans, et les riches restent riches, de génération en génération. Les plus fortunées gardent la main mise sur le pouvoir décisionnel et s’organisent pour maintenir leur position dans la hiérarchie sociale. Ce qui peut fonctionner un certain temps…mais pas éternellement. Chose évidente pour ceux qui sont familier avec la Révolution Française et bien d’autres révolutions populaires!

 

Ce ratio peut aussi exister avec une répartition plus égale entre les individus si la culture est fondamentalement économe et que le capital est transmis de génération en génération, sans jamais qu’une génération ne soit tentée de piger dans la cagnotte. C’est un processus d’accumulation de capital bien plus long, et la répartition égale demande une structure forte pour perpétuer cette égalité dans le temps.   Il n’est donc pas surprenant qu’il y ait peu d’exemples de ce type de société dans le monde.

 

Malheureusement, pour générer de grands montants de capitaux avec des salaires bas, la voie directe est bien souvent qu’il faille que quelqu’un fasse son capital sur le dos d’un autre.

 

 

Peu de capital accumulé, beaucoup de revenus annuels (ratio bas)

Ici, on peut s’intéresser à la société américaine et à ses débuts. Un taux d’immigration élevé, avec beaucoup de nouveaux arrivés qui viennent faire fortune, à partir de presque rien. Un taux de croissance de la population important vient augmenter la masses salariale et diluer les effets de l’héritage. Et si on ajoute un haut taux d’imposition pour les revenus élevés, ainsi que des taxes importantes sur les successions. On arrive vite à une organisation sociale qui limite l’accumulation trop importante de capital.

 

Et on pourrait espérer une certaine méritocratie où la richesse de quelqu’un serait proportionnelle au travail accompli. Sans doute une méritocratie relative qui n’est pas étrangère au fameux Rêve Américain.

 

Le seul hic ici, c’est que ce rêve américain n’est pas actuel. Les lois de redistribution de la richesse ont été modifiées il y a longtemps (il n’y a plus d’impôt de 90% sur la tranche supérieur du salaire, ni sur les héritages), et la croissance de la population ne peut être maintenu à l’infini… Ce qui fait en sorte que le ratio Capital-Revenu aux États-Unis est plutôt en train d’atteindre des sommets historique, peut-être encore plus encore qu’à l’époque aristocratique en Europe! Le rêve américain est donc de plus en plus loin de la réalité!

 

 

L’argent et la politique

Les débalancements Capital-Revenu sont souvent à l’origine des politiques (sur le salaire minimum, l’assurance emploi et les taxes sur l’héritage) qui permettent une certaine redistribution de ressources et de la richesse vers les moins nantis.  L’instauration de ces politiques est la plupart du temps opposé par ceux pour qui ont une vision entrepreneuriale de la société, où chacun se doit d’être maître de son destin, dans un cadre qui permettrait le meilleur comme le pire.

Encore faut-il que le travail permettent de s’enrichir!  On y reviendra dans la troisième partie de cette série…

 

 

Une société égalitaire?  

Si tout le monde faisait le même salaire (peu importe ses compétences, quantité de travail ou autre) et si on interdisait les héritages, on pourrait imaginer qu’on donnerait naissance à une société financièrement plus égalitaire. Les plus riches se distingueraient des plus pauvres uniquement par leur taux d’épargne. Sur une vie, cela peut faire une bonne différence, mais sans pouvoir transmettre les économies d’une génération à l’autre, l’écart entre les plus et les moins nantis reste tout de même limité.

 

Ça commence à ressembler au modèle communiste… À ce jour aucun exemple de cette forme de société n’a eu du succès, mais cela illustre tout de même bien le point.

 

 

Et nous, aujourd’hui?

Finalement, on peut penser à notre société actuelle nord-américaine, où il y a une plus ou moins lente progression de la richesse entre pauvres et riches, laissant la place, en théorie, pour une large classe moyenne quelque part au milieu. Nous sommes taxés sur le revenu pour financer les services de base (infrastructures, éducation, santé, assurance emploi et parental…), mais la taxe sur l’héritage est limitée ce qui permet à ceux qui le désire de transmettre à la génération futur une bonne proportion de leurs économies. On ne vit pas dans une société parfaite… mais on peut quand même imaginer pire !

 

 

Un chiffre pour catégoriser une société, c’est un peu court non ?

Bien sûr, le chiffre lui-même n’est qu’une aide à l’analyse. Il faut bien comprendre une société et son histoire pour en tirer des hypothèses.

 

De plus, le ratio entre capital et revenus, est surtout intéressant lorsqu’on étudie son évolution dans le temps. On peut alors constater, est-ce que la société est en train de devenir plus ou moins juste? Piketty explique bien ce point, avec plusieurs examples concrets, et c’est fascinant de voir comment les fortunes se sont crées ou détruites en Europe au cours des derniers siècles.

 

On constate que les changements rapide du rapport Capital-Revenu surviennent lors de changements importants dans une société. Et elles peuvent laisser des marques profondes sur une population et la sagesse économique populaire!

 

Bon revenons à nos  moutons.

 

Le ratio Capital-Revenu au Canada?

Au Canada, il y aurait un capital accumulé équivalent à environ 4 années de revenus en salaire. Si cela était réparti également entre nous tous, tout le monde aurait une valeur nette d’environ 4 fois le salaire annuel moyen. En banque, ou sous forme de propriété.

 

Curieux de savoir combien ça donnerait?

Selon les dernières données de Statistiques Canada (août 2016), le salaire hebdomadaire moyen est de 980.50$.

Ce qui équivaut à un salaire annuel moyen de 50 986$. Si on multiplie par 4, ça donne 203 944$ en capital par personne!

Chez les Riche Relax, comme nous sommes trois, cela nous ferait un grand total de 611 832$!

 

Évidemment, ce capital n’est pas également réparti, ce qui est tout à fait normal !

 

Deux personnes partant de la même situation économique,  en termes d’héritage, de salaire, de santé et d’études peuvent très bien faire des choix différents… En économisant, ou non, à chaque année une partie de leur salaire, on pourrait voir s’accumuler une différence de plusieurs centaines de milliers de dollars de valeur nette entre ces deux personnes à priori égales, et ce en seulement une dizaine d’années.

 

C’est le côté attrayant de l’approche Riche Relax!

On ne parle pas ici d’une valeur nette extrêmement élevée, et certainement pas d’un ticket vers un train de vie princier. Mais c’est quand même une belle façon de tirer son épingle du jeu si on n’a pas la chance de recevoir une fortune en héritage! C’est également une belle illustration de la complexité de la richesse. Il y a plusieurs façon d’accumuler du capital, et on serait mal venu de considérer injuste une accumulation de capital lente et tout à fait honnête basé sur un mode de vie moins dépensier…

Ici notre but n’est pas d’affirmer que d’être riche est simplement une question de travail et de choix personnel. La réalité étant beaucoup plus complexe, on est conscient que bien des circonstances de vie influent sur la situation économique des gens. Que ce soit les héritages, la situation socio-économique, la santé, la malchance, il y a mille et une façon d’être désavantagé dans la vie.

Pour notre part on est bien conscient de notre chance, et on est bien content que notre société ait un bon filet social. C’est une des raisons pour lesquelles on accepte de payer de l’impôt! Ceci étant dit, à la lumière des informations très partielles sur le ratio Capital-Revenu, on peut quand même considérer que la grande majorité des Canadiens sont, comme nous, nés chanceux. On voit beaucoup de gens qui ne profitent tout simplement pas de cette chance.

Donc au Canada, on est riche ?

En fait le ratio ne nous dit pas si on est riche, seulement si cette richesse et équitablement répartie. Et à 4 fois en Capital le montant des revenus annuels, cela fait de nous une société assez égalitaire quand on se compare aux autres société dans le monde! Les revenus restent une bonne façon d’accumuler du capital!

Mais la réelle égalité, ou son absence, on la constate lorsqu’on étudie la répartition de ces richesses au travers de la population. C’est pourquoi, dans les suites de cet article, on se penchera sur l’actuelle répartition de ces formes de richesses (au niveau des individus) et vous allez voir, le contraste est assez spectaculaire!

 

Dans quelques semaine, la suite !

Êtes-vous riche – La répartition des revenus au Canada

(À venir) Êtes-vous riche – La répartition du capital au Canada

 

 

Êtes-vous surpris que le Capital accumulé équivaut à 4 fois les salaires versés au Canadien moyen ?

Saviez-vous qu’au États-Unis ce chiffre s’approche de 7?

Cela vous semble-t-il élevé, ou bas ?

Est-ce que vous trouvez que notre société, ou la vôtre, est particulièrement inégalitaire ?

 

 

 

5 Responses to “La richesse au 21e siècle (Partie 1 de 3)”

  1. Tiago Rubin dit :

    Très intéressant! Merci d’avoir pris le temps de résumer LE livre sur les inégalités. Je ne l’ai pas lu, mais votre première section me donne envie de me botter les fesses et le lire.

    Vous piquez ma curiosité et je reviendrai sans faute pour les sections 2 et 3.
    Je serais curieux de voir, à la fin, un graphique avec les trois mesures de l’inégalité qui évoluent dans le temps, ou encore à travers différents pays (elles sont sans doute corrélée, mais je comprends qu’elles expriment 3 types d’inégalités différents).

    J’avais une interrogation: alors qu’il est clair pour moi que la répartition des revenus ou des richesses révèle des inégalités, le ratio richesse/revenu les aborde seulement indirectement.

    Si le revenu révèle l’inégalité des chances;
    et la richesse révèle les inégalités du pouvoir de dépenser;
    alors le ratio richesse/revenu révélerait-il les inégalité de temps?
    (i.e.: certains sont avantagés parce que leur richesse a commencé à s’accumulé il y a plus longtemps)
    Ou peut-être le ratio représente-t-il la mobilité/immobilité de richesse?

    Les liens entre Picketty et votre blog sont habiles. Bon billet. J’ai hâte de lire la suite.

  2. Merci du commentaire!

    Évidemment, on se base sur Piketty pour réfléchir, mais cela reste notre compréhension de la chose.

    Si je comprends bien la question:

    Si les revenus sont assez élevés, ils permettent d’accumuler plus ou moins vite un capital. S’il faut une très longue période, on augmente les chances que les générations successives dépensent le pactole au lieu d’accumuler !

    Mais effectivement, la richesse accumulée peut être une différence de temps.

    Mais si les plus haut salaires sont vraiment trop bas par rapport au grande richesses, on parle effectivement d’immobilité sociale.

    Il y a toujours des exceptions (des gens qui font fortune), et c’est probablement une partie de ces grandes fortunes qui, si elles traverse le temps, représente les grandes richesses. Mais si cela ne touche qu’une minuscule partie de la population, on ne parle pas de mobilité sociale.

    On va voir si on peut inclure des graphes d’évolution dans le temps des types de richesse, il y en a dans le livre de Piketty, on va jeter un coup d’oeil pour voir si ils sont du domaine publique !

    Bonne semaine !

  3. Bon article de fond! Je n’étais pas familier avec le ratio Capital-Revenu.

    Dans un sens, les inégalités sont inhérentes à la race humaine. Il y en aura toujours, que le capital soit transmit d’une génération à l’autre ou qu’il soit généré sous la forme de revenus.

    On parle souvent du top 1%, comme étant les riches responsables de tous les maux. Or, au Canada nous faisons peut-être partie du top 5%. Ainsi, 95% de la population mondiale pourrait nous voir un peu de la même façon, soit comme des sur-consommateurs égoïstes.

    Je considère qu’au Canada, presque tout le monde à sa chance de se réaliser. On a beaucoup de chance!

  4. Bon commentaire!

    Effectivement, une société totalement égalitaire nous semble impossible. Et on spécifie bien que les choix personnels influencent la richesse individuelle (la plupart du temps). Loin de nous l’idée de blâmer tout les maux sur les riches.

    Mais il y a quand même des limites à l’inégalité causé par les héritages qu’on trouve acceptable !

    L’extrême étant la monarchie 🙂 Très peu pour nous! Piketty aborde des notions de redistribution via la taxation sur les fortunes (pas si fou, vous verrez, on y reviendra). Rien pour ruiner personne, juste pour éviter les extrêmes sur le long terme.

    Au Canada, on est effectivement en général très bien. Mais toutes les sociétés ne permettent pas de se réaliser et pour certaines la naissance détermine le rang social de façon définitive… on aime moins 🙂

    C’est aussi vrai que le Canada est un pays Riche et chanceux!

    Si on reste local, la question qui nous intéresse: Est-ce possible qu’une société comme la nôtre dérive vers une inégalité de naissance (via l’héritage) dans le futur ?

    Cela dépend en partie du ratio Capital qui se transmet d’une génération à l’autre, et du revenu, qui en théorie est accessible à tous. Du moins on le pense!

    Merci du commentaire 🙂

  5. J’ai un peu peur pour l’avenir avec le vent de droite qui souffle présentement (France, Autriche, USA). Je n’ai pas l’impression qu’on se dirige vers un monde plus égalitaire.

    Bien hâte de lire la 2eme partie!

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