search
top

Philosophie: L’absurdité de l’existence

 

Nous sommes insignifiants.

 

Et ici, je ne parle pas en mon nom personnel, mais bien de l’humanité dans son ensemble, en regard de l’univers, dans l’espace et dans le temps.

 

Notre époque est merveilleuse de par la quantité d’information accessible et de par la compréhension de notre environnement, même partielle, que nous apporte la science moderne. Car après les philosophes grecs, qui basaient leur philosophie sur des hypothèses concernant la nature de l’existence, on peut maintenant regarder notre existence via la lorgnette de la physique moderne et voir un peu où l’on en est.

 

La vie l’univers et le reste

Je regardais récemment, l’excellente série Wonders of the Universe, animée par Brian Cox, qui nous emmène dans une visite guidée de l’univers et de son destin. Comme certains d’entre vous le savent peut-être, nous habitons une planète ordinaire, dans un système solaire ordinaire, dans une galaxie bien ordinaire. Une galaxie qui contient quelque 200 milliards d’étoiles, la plupart avec leur cortège de planètes. Et nous savons qu’il y a au moins quelques centaines de milliards de galaxies, chacune avec ses centaines de milliards d’étoiles.

 

Peut-être savez-vous aussi que nous vivons dans la seule époque de l’univers où il y a des étoiles. Les étoiles sont toutes appelées à s’éteindre, refroidir, puis ultimement s’évaporer dans l’immensité galactique en expansion. À ce moment, il ne restera strictement plus rien à part des photons se promenant dans un univers en expansion de plus en plus rapide, et de plus en plus froid.

 

Même en étirant la sauce, et en supposant que l’humanité survivra à la mort de notre soleil dans 4 milliards d’années, et qu’elle partira s’installer autour d’autres étoiles, cela ne serait qu’un répit temporaire. Car un jour, il n’y aura plus de source d’énergie disponible pour soutenir la vie où que ce soit (selon nos connaissances actuelles sur la physique).

 

La physique moderne nous trace un portrait peut-être un peu glauque du destin de l’univers, mais d’un autre côté, l’existence de la vie et tout ce qu’elle a de merveilleux, dépend de cette trajectoire vers la finalité de notre univers. La fusion des étoiles est nécessaire pour la vie, autant pour l’énergie qu’elle libère que pour les éléments qu’elle crée. Mais comme il y a une quantité de matière finie à fusionner, cela ne peut durer qu’un temps.

 

La fraction de la durée de vie de notre univers qui permet l’existence de la vie, est minuscule.

 

Pour reprendre la citation exact de Mr Cox, qui me semble difficile à traduire:

As a fraction of the lifespan of the universe … life, as we know it, is only possible for one thousandth of a billion billion billion billion billion billion billion billion billionth of a percent.

 

Si vous préférez, la vie ne serait possible que pendant 100 000 000 000 000 années, alors que l’univers lui aurait une durée de vie approximative de

10 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 0000 000 000 000 000 000 0000 000 000 000 000 000 000 000 années.

Photo de la voie lactée prise lors d’un voyage de marche

 

Bref, en regard de l’univers et de son histoire: je suis insignifiant, vous êtes insignifiant, la société de consommation est insignifiante, votre boss est insignifiant et les journées passée à travailler pour quelqu’un d’autre, si elles ne vous apporte pas quelque chose sur le plan personnel, sont particulièrement insignifiantes !

 

Évidemment, vous pouvez retirer une joie et un accomplissement quotidien dans votre travail! C’est permis, encouragé et même idéal! Mais comme ce n’est pas toujours le cas, il n’y a vraiment aucune raison pour s’éterniser dans un contexte qui ne vous rends pas heureux!

 

Mais si l’on exclut certaines hypothèses de la physique quantique (qui sont loin d’être démontrées), qui soutiennent que l’univers dans son ensemble à besoin d’un observateur (en l’occurrence nous) pour exister, l’univers n’a absolument pas besoin des Riche Relax, ni de l’humanité d’ailleurs!

 

Et Étienne, dans le département marketing, n’a aucune raison de croire que l’univers va s’écrouler si il n’a pas ses chiffres pour lundi matin.

 

La retraite anticipée défie les lois de la physique

Lorsqu’on réfléchit à l’existence versus l’univers et sa durée, on peut également découvrir des relations fort intéressantes.

 

Car en effet, de ce point de vue, notre plan de retraite anticipée est vraiment absurde.

 

Premièrement, notre retraite anticipée repose sur l’hypothèse que le marché va continuer à retourner bon an, mal an, un bon 4% après inflation. Cela devrait constituer un retour suffisant pour en vivre, et ce de façon indéfinie. Or cette idée même est absurde!

 

D’abord, puisque l’univers doit se terminer, notre plan devra obligatoirement cesser de fonctionner un moment donné, c’est donc quelque chose qui ne peut fonctionner qu’à une certaine époque. Mais de façon plus drastique, l’idée même d’intérêt composé ne fonctionne pas à long terme!

 

Imaginez, que vous déposiez 1$ dans un compte en banque, qui vous retourne 1% (après les frais et l’inflation).

Dans 100 ans, vous aurez environ 2.70$, c’est peu. Si vous attendez un brin disons 1000 ans au lieu de 100, vous aurez 20 959$. Déjà mieux non ?

 

Le problème, c’est que si tout continue de bien aller et que personne ne retire rien, ce dollar vaudra 439 millions dans 2000 ans. Si jamais vous voulez faire quelque chose pour vos descendants dans 66 générations, c’est le temps d’y penser! Si vous êtes patient, c’est 9.207 trilliards dans 3000 ans.

Imaginez sur 1 milliard d’années!

 

Et c’est ici en ne comptant que sur un taux d’intérêt de 1%. Avec 2% vous seriez à 398 millions après 1000 ans, et 158 600 000 000 000 000$ après 2000 ans. De quoi engloutir toute l’économie!

 

Cela ne démontre qu’une chose. C’est que le système ne fonctionne pas vraiment. On peut peut-être espérer ces retours de notre vivant (on se croise les doigts). Mais à un moment donné, quelque chose doit lâcher, l’argent ne peut croître indéfiniment dans son coin et conserver une valeur réelle. Même si une partie de l’argent et des biens sont détruits au fur et à mesure.

 

Notre système monétaire et capitaliste fonctionne à ce moment-ci de l’histoire, mais il devra subir bien des corrections et ajustements au fur et à mesure si il doit survivre dans le futur. Aucune idée si ces changements affecterons les Riche Relax ou leur descendance!

 

En considérant la durée de vie de l’univers, on ne peut que se convaincre que nos idées n’ont qu’une vérité que très temporaire!

 

Si vous comptez investir sur une échelle cosmique, il vaut donc mieux prendre nos conseils avec un grain de sel!

 

Allons-y de considération plus positive

J’aime beaucoup réfléchir au contexte et au pourquoi on fait les choses.

 

Dans le grand ordre des choses, notre existence est insignifiante. Mais on peut quand même être heureux dans l’instant présent et être optimiste pour les quelques centaines d’années qui s’en viennent. La mort du soleil pour dans 4 milliards d’année, c’est un problème qu’on peut se permettre de prendre à la légère… Il est absurde d’angoisser sur la mort thermique de l’univers, mais cela peut nous permettre de relativiser les choses un brin, et de se rappeler qu’il ne faut pas se prendre trop au sérieux!

De plus, nous sommes extrêmement chanceux de vivre à une période et un lieux de l’histoire où il est possible de vivre en sécurité, gagner un salaire décent, et mettre de l’argent de côté, et ce pour la plus grande majorité de la population.

Et même si notre système économique semble cahoter de temps à autre, il nous semble assez stable pour l’avenir immédiat pour que cela nous permette de prendre notre retraite, et de profiter d’une vie Riche Relax sans perdre le sommeil.

Riche Relax: 1  –  Mort thermique de l’univers: 0

 

Le travail, pierre de salut ?

Même si vous n’achetez pas mon argumentation de l’insignifiance de notre existence dans l’ordre des choses. On peut se pencher sur l’absurdité de trop travailler.

 

J’ai lu quelques études intéressantes à ce sujet, je vous en reparle la prochaine fois (et j’espère ainsi me racheter pour ce billet d’humeur) !

 

Pensez-vous que notre système économique en a encore pour longtemps?

Le silence absolu de ces espaces infinis vous inquiète-t-il?

Suis-je insignifiant?

 

 

4 Responses to “Philosophie: L’absurdité de l’existence”

  1. Mr. Jack dit :

    Je me suis souvent posé cette question sur la croissance économique infinie.

    L’un des contre-arguments est que personne (disons aucune lignée inter-générations) ne serait capable d’attendre 2000 ans sans toucher à l’argent. Tu es un enfant de cette famille, tu hérites disons de 10 millions de dollars et pour poursuivre l’expérience, tu ne toucherais pas au capital? Imaginons que cet héritier n’ait pas de talent particulier, qu’il soit sans emploi, etc.: quelqu’un dans la lignée finirait par dépenser. Il s’agit donc d’une idée hypothétique.

    Mais la question de fond demeure: peut-on imaginer par exemple le produit intérieur réel mondial atteindre la taille incroyable qui serait obtenue par une augmentation de 3-5% (ce qu’on espère présentement) par an pendant 2000 ans?

    À mon avis, le modèle ne tient pas à long terme, mais ce n’est pas nécessairement négatif. On pourrait imaginer un monde utopique, disons dans 100 ans, où tout est automatisé: des robots font l’essentiel du travail pour nous. En supposant qu’on ait trouvé une façon d’empêcher qu’ils se retournent contre nous, dans un tel monde, on aurait plus besoin de croissance économique. On pourrait imaginer que l’argent est même inutile. Évidemment c’est purement hypothétique et j’ai de la difficulté à imaginer un tel monde, ça tire sur le communisme, c’est contre nature pour l’humain de ne pas vouloir plus que le voisin.

    J’ai l’impression aussi que la limite approche, une forme de singularité. On a d’abord construit des outils (par exemple, pour l’agriculture). Ces outils devaient être manipulés par l’homme, via son énergie. Éventuellement, on a construit des machines à l’aide d’outils. Ces machines utilisent une forme d’énergie externe, comme le pétrole. Et peu à peu, des machines servent à construire d’autres machines. Et on a de plus en plus de leviers qui font que l’homme intervient moins dans ce qui est produit à terme.

    Prenons un exemple: la construction d’éoliennes. Il faut du monde en usine pour les assembler, de l’énergie pour les produire (qui nécessient du travail humain), des gens pour planifier, des gens pour livrer les pales ainsi que d’autres pièces sur les lieux de leur construction finale, leur connection au réseau électrique, etc. Des milliers de personnes sont impliquées. On peut imaginer cependant que le conducteur du camion ne sera un jour plus nécessaire. Que des robots vont faire l’essentiel du travail de construction des pièces. Que les matériaux eux-mêmes seront extraits de mines ou fabriqués par des méthodes presque entièrement automatisées. Que l’assemblage final sera en partie automatisée. Que l’énergie produire par un parc d’éolien sera utilisée… pour fabriquer d’autres éoliennes. Et qu’au lieu d’y avoir des milliers de personnes impliquées, une poignée de personnes, des décideurs, des ingénieurs, des programmeurs, seront nécessaires à maintenir le cycle.

    Et à ce moment dans l’histoire de l’automatisation, il n’y a pratiquement plus de limite à la quantité de choses que l’Homme peut produire, sauf la disponibilité de certaines ressources naturelles. L’énergie, de source solaire ou éolienne, pourrait être quasiment illimitée.

    Ce scénario est bon signe pour les travailleurs ultra spécialisés et pour les actionnaires, mais moins pour les autres. Même si tout le monde pouvait se spécialiser dans un emploi que les machines ne peuvent encore occuper (ce qui n’est malheureusement pas possible), les besoins ne seraient pas assez grands pour fournir des emplois à tout le monde. Réduction du nombre d’heures travaillées? Revenus minimum garantis? Je ne sais pas quelle pourrait être la solution adoptée par une société du futur…

    Tout ça pour dire que si ma vision s’avérait (et je suis possiblement vraiment dans le champ), ce ne serait pas inquiétant pour les retraités d’aujourd’hui, qui ont déjà du capital, des actions, des parts dans des entreprises qui pourront faire des profits grâce à l’explosion du progrès technologique qui pourrait survenir prochainement. Mais les futurs travailleurs, eux.. c’est moins sûr!

    (en passant, j’ai acheté un kayak double gonflable à 125$.. nous sommes allés en faire deux fois sur le fleuve et jusqu’à présent, je suis impressionné et très satisfait! C’est un peu moins rapide qu’un kayak ouvert rigide, mais il y a des avantages, notamment moins d’eau qui entre)

    • Thomas Piketty dans son livre sur la richesse au 21ieme siècle explique qu’une partie de la croissance est dûe à l’augmentation de la population, une partie à l’amélioration de la productivité et sinon simplement au rattrapage que certains pays ont à faire (Ex: la chine ou l’Europe d’après guerre).

      L’augmentation de la productivité est assez lente, et la population mondiale devrait atteindre un plateau dans quelques décennies.

      Autrement dit, il est très optimiste d’espérer des retour de 5% sur le long terme.

      De mon côté, je considère que bien que les ressources soient limitées ici, elles ne le sont pas vraiment à partir du moment où l’on exploite les astéroîdes et le reste du système solaire. Quelque chose qui va être possible avec l’automatisation.

      Mais c’est surprenant comment on est passé de la génération de nos parents qui voyaient arriver une société de loisir à notre génération qui voit plutôt l’automatisation comme bénéficiant surtout aux propriétaires d’usines.

      Il y a vraiment eu des changements politiques et sociaux dans les 50 dernières année qui ont complètement fait basculer les mentalités quant au partage de la richesse.

      Mais je vois mal comment on pourrait avoir une paix sociale avec des inégalités extrêmes. Il va falloir qu’il y ait des ajustements, peut-être du type revenu minimum garanti. Reste à voir qui établira le minimum en question!

      (Content de savoir que le kayak gonflable fait l’affaire. Je considérerai la chose lorsque Mini RR sera en âge d’embarquer!)

  2. Mr RR,
    Probablement ton meilleur article à ce jour! J’ai adoré.
    Féliciations pour votre retraite en passant. C’est aussi un beau cadeau que vous faites à vos enfants et je vous envie. De mon côté je devrai attendre qu’ils en soient rendus à l’école primaire… j’ai trop attendu avant d’économiser. Ma conjointe peut au moins se permettre le « luxe » de passer 3 ou 4 jrs de semaine avec eux en plus des week-ends et travailler à temps partiel et moi je profite de longs congés de paternité pour passer du temps avec eux.

    Robert Frost a écrit un poème qui traduit bien ce que tu mets en lumière ici : « Nothing gold can stay ». C’est à cela que ton article m’a fait penser.

    Nature’s first green is gold,
    Her hardest hue to hold.
    Her early leaf’s a flower;
    But only so an hour.
    Then leaf subsides to leaf.
    So Eden sank to grief,
    So dawn goes down to day.
    Nothing gold can stay.

    L’humain moderne manque tjrs cruellement de perspective. On vit en regardant vers le sol plutôt que vers le ciel. Car il est vrai qu’à travers la prétendue infinité de l’univers, nous ne sommes qu’une étape insignifiante.

    Je tombe dans les grandes questions (c’est de ta faute avec cet article traitant de si grandes choses), mais récemment je lisais un peu de Nietzsche et il remet en question la poursuite du bonheur comme grande quête à poursuivre, la trouvant fallacieuse car l’homme demeure un éternel insatisfait qui s’adapte trop facilement au bonhneur jusqu’à le trouver emmerdant.

    En poursuivant la retraite jeune, ne poursuivons-nous pas justement la quête du bonheur et l’évitement de la souffrance qu’offre l’esclavage salarié?

    Ainsi, si nous sommes destinés au trépas car la vie dans l’univers prendra de toute façon fin dans x milliards d’années, à quoi bon cette quête de la survie de l’espèce? Si nous sommes si insignifiants, à quoi bon même exister? Et si même le plaisir et le bonheur ne peuvent être que temporaires, à quoi bon les rechercher pour donner de la valeur à cette vie insignifiante? Si le capitalisme est basé sur une ineptie (la croissance infinie), à quoi bon perdre toute cette énergie à le faire exister? N’est-ce pas que de l’énergie inutilement consummée? (Point de vue utilitariste)

    Ahh que de bonnes discussions à avoir autour d’un feu de camps avec une bonne bière… ou plusieurs! 😉

    Mon plus grand rêve était d’avoir des enfants, de les aimer et de les élever. Je suis en train de le vivre. Mais je suis forcer de constater que le monde évolue rapidement et que bien que comme tout bon parent, je voudrais préserver leur innocence, ils devront malheureusement faire face à leur lot de désillusions et de souffrances et je ne sais si je dois m’en réjouir ou m’en mordre les doigts.

    Ce rêve donne un sens à ma vie. La survie de mon sang… la poursuite de mes rêves et du bonheur le plus souvent possible, mais face à ce que tu décris, nous sommes en droit de se demander « à quoi bon tout ça? » Est-ce que j’ai fait des enfants pour satisfaire une besoin égoïste?

    Et c’est là que je me dis que ce sont justement tous ces petits ou grands bonheurs et ces petits ou grands malheurs qui constituent l’expérience humaine qui valent la peine car ils sont comme l’or du poème de Robert Frost. Ils sont rares et précieux et il faut les chérir et les respecter pour ce qu’ils sont.

    De tenir mes bébés dans mes bras, pour moi, a été l’expérience la plus gratifiante de toute ma vie, celle qui a justifiée toute mon existence car je ne pourrai jamais faire rien de plus grand ou de plus beau que cela qu’ils soient destinés à devenir prolétaires ou philosophes, ils incarnent la beauté et la raison de ma présence en ce bas monde. Mais qu’en est-il d’eux? À quoi les ai-je destiné et qui suis-je d’avoir pris la décision à leur place de les mettre au monde?

    Mon second plus grand rêve est d’atteindre la liberté financière.

    Mais une fois ces grands rêves atteints, une fois que s’estompera le bonheur ou l’allégresse qui les accompagnent, une fois mes enfants grands et quelques années de liberté consommés, je me demande ce qui deviendra ma grande motivation de vivre… 🙂

    Je ne le dis pas dans une optique pessimiste, c’est plutôt une réelle question. Te l’es-tu déjà posée?

    • Merci pour les souhaits de retraite!

      La poursuite d’un bonheur complet immédiat et permanent me semble illusoire et possiblement superficiel.

      Mais il ne faut pas tomber dans le piège de penser que cela rend la poursuite du bonheur équivalente ou pire à la simple résignation aux souffrances de l’existence.

      Un chercheur dont j’oublie le nom parlait de différent types de bonheur. Entre autres qu’il faut différencier le bonheur que l’on ressent dans l’instant versus la satisfaction quand on réfléchit à notre vie et nos accomplissements.

      Je pense qu’il faut un équilibre. Et qu’il faut travailler sur les deux!

      J’aime bien la citation: À vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Comme quoi toutes les souffrances ne sont pas inutiles si elles on un contexte, et surtout que cela vaut la peine de se fixer des buts et de faire des efforts dans la vie!

      Mes enfants auront bien sur à affronter l’existence, mais je suis plutôt optimiste. Après tout, je trouve la vie fascinante, et je compte bien continuer à apprendre et faire toute sortes de choses maintenant que j’ai plus de temps.

      Donc avec mon indépendance financière, je vais avoir la chance de faire tout cela avec eux! Et je compte bien savourer chaque POURQUOI? de mes enfants et en profiter pour en apprendre toujours plus. (Pour le moment, je profite des C’EST QUOI ÇA?).

      Les plus belles choses que je trouve de l’existence, à part le plaisir de créer et d’apprécier les créations des autres, c’est notre capacité en tant que personne, et humanité à explorer et éventuellement percer les mystères de notre univers.

      Il y a un poésie infinie dans cette prise de conscience de l’immensité de l’univers, (et autres méchanismes qui régissent l’inerte et le vivant) et de comment on peut utiliser notre intellect pour saisir ces réalités de l’immensément grands et de l’immensément petit.

      Si on ne le faisait pas, ces idées qui donne le vertiges seraient toutes aussi vraies, mais passeraient simplement inaperçues…

      Mais ce plaisir d’apprendre, créer, penser. Je l’ai toujours eu, alors même lorsqu’ils seront grands, je ne vois pas pourquoi je devrais commencer à m’ennuyer!

      J’espère pouvoir transmettre ce plaisir d’apprendre et d’explorer à mes enfants. Et avec un peu de chance ils auront une vie excitante et remplie de joie (et des déceptions) qui font que la vie n’est pas ennuyeuse 🙂

      Ils auront bien sûr à trouver leur place dans le monde. Mais ça personne ne peut le faire à leur place!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

top