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Prendre sa retraite à 40 ans, comment est-ce possible?

 

Si votre ami, voisin ou collègue vous annonçait qu’il prenait sa retraite pour célébrer ses 40 ans, votre premier réflexe serait probablement de le questionner :

  • As-tu gagné à la Loto?
  • Reçu un héritage important d’une tante éloignée?
  • Marié un riche prince/princesse?
  • Aidé un membre de la royauté Nigérienne sur internet?

 

Comme si la richesse devait nécessairement vous tomber dessus comme un cadeau du ciel et ne pouvait pas être le fruit d’un effort concerté!  Est-ce qu’on attribue à la pomme tombée sur la tête de Newton le travail pour développer la théorie de la gravité?

La richesse, avant tout, se travaille. Si vous en doutez, lisez bien ce qui suit, on vous convaincra peut-être que vous aussi êtes capable d’accéder à une vie Riche et Relax!

Mais quel est ce grognement sourd et lointain qui commence?

Ah, j’entends déjà les sceptiques qui se plaignent:

C’est assurément compliqué !!!

 

Pourtant, la recette pour prendre sa retraite est si simple!

  • Dépensez, selon vos moyens (ou moins!)
  • Investissez vos économies sagement
  • Accumulez  jusqu’à ce que le revenu d’investissement subvienne à vos besoins.

 

Vous êtes prêts?

Attachez votre tuque, pour ce long article, et plongeons dans le vif du sujet!

Un écureuil plonge dans une piscine de noisettes.

 

Étape 1 – Économiser

Il n’y a rien de sorcier dans l’accumulation de la richesse.  En se basant sur quelques hypothèses, on peut réduire le calcul à un seul facteur:

Votre taux d’épargne! 

Le taux d’épargne est tout simplement le pourcentage de votre revenu disponible qui est épargné. Votre revenu disponible étant le montant de votre chèque de paie qui parvient à vous, après les taxes et autres déductions à la source.

 

Dans quelle proportion votre argent est-il dépensé ou économisé?

Attention, les conséquences de votre réponse peuvent surprendre!

 

Si vous dépensez 100% de votre revenu, vous ne pourrez jamais prendre votre retraite! Et que dire de ceux qui s’endettent!?!

Si vous dépensez 0% de votre revenu, vous pouvez prendre votre retraite tout de suite, tant que vous pouvez maintenir ce mode de vie!

Quelque part entre ces deux extrêmes se trouve assurément votre réalité.

 

En prenant pour acquis que:

  • Votre revenu est après impôt et qu’il augmentera au rythme de l’inflation, sans plus.
  • Vos dépenses annuelles suivront l’inflation, même après la retraite.
  • Vous considérez vos rendements d’investissements au-delà de l’inflation et des taxes.

 

…on peut parler en dollars constants et oublier les complexités apportées par l’inflation!

 

Notez ici qu’on n’ignore pas l’impact de l’inflation, ces hypothèses permettent justement de simplifier le calcul sans avoir d’impact sur les conclusions. On vous promet de revenir sur la valeur temporelle de l’argent et les particularités des taxes dans de prochains articles.

 

Mettons quelques chiffres pour voir ce que ça donne…

Si vous gagnez 60 000$ après impôt (seul ou en famille) et que votre mode de vie vous coûte 30 000$ par année, vous avez un taux d’épargne de 50%. Si vos investissements ont un rendement hors taxes de 5% plus l’inflation, vous pourrez prendre votre retraite après moins de 17 ans de travail! Si vous commencez à travailler à 22 ans, ceci vous amène à prendre votre retraite avant votre 39e anniversaire! À cette date vous aurez plus de 750 000$ en banque et vous pourrez retirer 30 000$ par année (en dollars constants), soit 4% du total, indéfiniment et ce sans toucher au capital!

La règle du 4%:

En assumant que le marché rapporte 4% plus l’inflation annuellement, on peut retirer ce 4% d’accroissement de la valeur du capital indéfiniment!

 

Oui, j’ai dit indéfiniment!

Après tout, ces questions sont déjà assez complexes sans avoir à prédire la date de votre propre mort.

Déterminer l'heure de sa mort.

Autrement dit, vous pouvez dépenser uniquement les rendements de vos investissements sans toucher aux économies (le capital) eux-mêmes.

On présume un rendement de 5%, au lieu de 4%,  pour pallier à l’impact de retraits faits au cours de l’année et des retraits qui dépasseraient le rendement annuel lors des récessions ou autres troubles boursiers pouvant nuire à la stabilité du revenu de votre portefeuille.

 

Autre bonne nouvelle, le capital ne sera pas touché! Votre capital restera intact et vous pourrez le léguer dans son intégralité à vos enfants, ce qui vous permet d’assurer en bonne partie l’indépendance financière de votre progéniture, ou en cas de malheur, de palier aux incertitudes de la bourse et de la vie en général.

 

C’est une bonne marge de sécurité, sans compter que vous n’êtes pas obligé de rester les bras croisés.  Il est fort à parier qu’à 40 ans vous aurez sûrement encore le goût de vous lancer dans des projets à temps partiel, ou en tant que travailleur autonome, qui pourraient vous rapporter quelques dollars supplémentaires.

 

Pas assez conservateur à votre goût?

N’oubliez pas que ce calcul ne prend pas en ligne de compte les sources potentielles de revenus suivantes avant ou pendant votre retraite :

  • Revenus de travail à contrat (tel que mentionné ci-haut)
  • Revenus de pensions ou autres subventions gouvernementales
  • Revenus de location (si vous êtes propriétaire)
  • Revenus d’une succession
  • Diminution des dépenses lors de récessions
  • Diminution des dépenses en vieillissant.

 

 

Écureuil_attention

On y reviendra dans le futur, mais ces revenus supplémentaires ou diminutions de dépenses peuvent jouer tout un rôle! Si cela vous intéresse, et que vous êtes à l’aise en anglais, vous pouvez faire des simulations sur le site: FIREcalc.com.

De plus, si vous ne désirez pas laisser d’héritage, vous pouvez même vous permettre de dépenser le capital.

Attention par contre, c’est un jeu dangereux pour votre indépendance financière!

 

Toujours pas convaincu?

Je ne fais pas 60 000$ par année!

D’accord, reprenons le calcul avec 40 000$. Toujours à dépenser 30 000$ par année. Ceci vous donne un taux d’épargne de 25%, ce qui vous donne droit à la retraite après 31 ans de travail, soit à 53 ans. Mais si vous pouviez diminuer vos dépenses à 20 000$? Vous retrouveriez alors le taux d’épargne de 50% et la retraite après 17 ans, comme dans l’exemple pour le revenu de 60 000$ On vous l’avait dit, l’important ce n’est pas le montant, mais bien le taux d’épargne!

 

Sauvez 14 ans de travail, c’est pas peu dire!

 

Dépenser seulement 20 000$ par année, c’est trop serré?

Alors réduisez vos dépenses à 25 000$ et vous pourrez prendre votre retraite après 23 ans de travail, soit à 45 ans. Mais il faut se demander, est-ce que ça vaut le coût de dépenser 5 000$ de plus par année, si ça veut dire travailler 6 ans de plus?

 

Vous êtes plus du type graphique que mathématique? Voyez le graphique ci-dessous pour voir combien d’années il vous faut pour prendre votre retraite si vous commencez sans dettes et sans épargne.

AnneesTravail_TauxEpargne

Comme vous pouvez le constater, augmenter votre taux d’épargne a un plus gros impact sur le résultat final que tous les autres facteurs. Évidemment, le rendement joue un rôle important lorsque le taux d’épargne est faible parce que les revenus d’investissement représentent un plus grand pourcentage de la prise de valeur totale. Avec un taux d’épargne de 50% la différence entre 2% et 8% de rendement est d’environ 6 ans de travail, avec un taux d’épargne de 75% cette différence est d’à peine plus de 2 ans!

EvolutionTauxEpargne

Le Québec économique .cirano.qc.ca

 

Il n’est donc pas surprenant qu’en Amérique du Nord, où le taux d’épargne vacille autour de 5%, que les gens croient qu’il faut être un génie en finance pour se bâtir une petite fortune. Au Québec, c’est pire encore, on parle de 3% d’épargne en date de 2013, ou une retraite après 76.3 ans de travail! Pour ceux qui n’ont pas de pension, ou qui risquent de la voir disparaître dans les poches des générations antérieures ou dans les coffres des compagnies, le futur risque d’être rouge plutôt que rose.

 

Donc n’attendez pas, passez votre budget au peigne fin!

Il y a sûrement des dépenses mensuelles ou quotidiennes qui s’accumulent vite (plan cellulaire, café Starbucks, frais bancaires inutiles…) ou des plus grandes dépenses (voyages, véhicules, ordinateurs) qui pourraient être éliminées facilement. Sans trop changer votre mode de vie au jour le jour, ces petites économies pourraient vous mettre sur la voie rapide vers l’indépendance financière ou simplement vous libérer du stress d’avoir à gérer vos dettes. Ne serait-ce pas merveilleux si le résultat de sauver un peu à gauche et à droite serait de rayer de votre budget la dépense la plus inutile qui soit, les intérêts sur l’argent emprunté!

 

Restez à l’écoute, on vous reviendra dans les semaines à venir avec plein de façons faciles d’économiser, sans se priver!

 

Étape 2 – Investir

Économiser c’est important et c’est à la base de l’exercice, mais si vous laissez votre argent dormir sous votre matelas, l’inflation viendra gruger dans votre pouvoir d’achat. Fini les magasins 5, 10, 15 cents de nos grands-parents, même les Dolloramas vendent maintenant des articles à 2 et 3 dollars! Il faut donc, à tout prix, investir, ne serait-ce que pour combattre l’inflation.

 

Mais comment faire, sans trop mettre son argent à risque?

Réponse courte, investissez sur le long terme et dans le marché dans son ensemble.

Faire des paris en achetant des actions de compagnies particulières, c’est risqué.

Diversifier et avoir le luxe de laisser passer les mauvaises périodes, c’est payant.

Nous reviendrons sur les détails, mais pour les gens peu familiers avec les investissements, comme nous il y a quelques années, sachez qu’il est possible d’investir dans les plus grandes entreprises d’un marché, comme celui des États-Unis, sans avoir à se procurer des parts de chacune d’entre elles individuellement. Vous n’avez donc pas besoin de faire une gestion complexe de portefeuille ou vous limiter à quelques noms suggérés par un conseiller ou un quidam. Vous n’investissez donc pas uniquement dans Nortel, Wolkswagen ou autre, mais dans l’économie d’un pays, d’un continent ou même de la planète.

Et si la planète plante, est bien, vous aurez d’autres souci que votre compte en banque! Avec un peu de connaissances de base, qu’on essayera de vous transmettre, vous pouvez reprendre le contrôle de vos finances et mettre dans vos poches les frais, souvent exorbitants, exigés par votre courtier financier.

 

Cette approche passive à l’investissement à plusieurs avantages:

  • Réparti le risque sur un grand nombre d’entreprises.
  • Évite le réflex du débutant de “jouer à la bourse”.
  • Minimise les frais de gestion (Un coût énorme souvent négligé).

On n’encourage donc pas les gens à prendre des risques, mais bien à les minimiser!

 

Nous ne sommes pas les seuls à le dire! 

Plusieurs chercheurs ont déjà fait les calculs.*

 

Essentiellement, le consensus est qu’un portefeuille balancé peut, selon les données historiques de 1925 à 1995, supporter une vitesse de retrait de 4%, et ce dans le pire des cas de figure. Autrement dit, de toute l’histoire de la bourse Américaine, c’est une stratégie qui aurait fonctionné, peu importe le moment, même en prenant compte des pires crashs boursiers.

 

Ce n’est donc pas une coïncidence qu’on ait choisi 4% comme vitesse de retrait dans les exemples précédents (30 000$/750 000$ = 4%). Tant que le taux de retrait est moins que le rendement moyen au-delà de l’inflation, le calcul tient la route. D’où l’hypothèse d’un rendement de 5%.

 

Vous ne pensez pas pouvoir avoir un rendement de 5%?

Pas de problème, coupez le rendement en deux! À 2.5%, avec un taux d’épargne de 50%, vous pouvez prendre votre retraite en moins de 20 ans, soit juste 3 ans de plus qu’avec le double du rendement. Encore une fois, c’est le taux d’épargne qui influence le plus le résultat. Donc, le seul fait de mettre plus de côté vous protège en quelque sorte des fluctuations du le rendement. Investir régulièrement vous permet aussi de profiter des creux dans le marché sans essayer de deviner, sûrement avec peu de succès, le moment idéal pour faire ses placements.

 

Conservateur mais pas garanti!

Tout ce qu’on dit semble sensé? On vous invite tout de même à garder votre sens critique!

Il ne faut jamais perdre de vue que le passé n’est pas garant du futur et que ces calculs sont basés sur le marché Américain pendant une période de taux d’intérêts élevé qui ne ressemble pas au contexte actuel au Canada.  Il faut donc être prêt à pallier aux aléas de la bourse, de l’économie et de la vie qui pourraient venir miner votre réserve de noisettes ou freiner votre capacité d’engranger.

 

N’oubliez pas que le but c’est d’être Riche ET Relax!

Il vous revient donc à vous de décider des hypothèses avec lesquelles vous êtes confortables. Diminuez le rendement, prévoyez un taux de retrait plus ou moins élevé, selon votre mode de vie.

 

N’ayez pas peur de jouer avec les chiffres!

Le risque vient du fait de ne pas savoir ce qu’on fait.

Traduit de l’anglais – Warren Buffet

Le simple fait de mieux comprendre les calculs rend votre situation moins risqué. Si vos finances ne suivent pas votre plan, vous ne serez pas surpris la veille de votre date prévue de retraite. Le marché vous sourit? Vous pourrez en profiter. Bref, peu importe la situation, vous pourrez vous adapter!

 

Personnellement, nous excluons la valeur de notre résidence de tout calcul de retraite, puisque nous considérons que nous aurons toujours besoin d’une place agréable pour vivre. Nous excluons aussi les fonds de pension, puisqu’ils ne sont pas sous notre contrôle. Comme ça, pas de stress! Notre indépendance financière est réellement indépendante de toute question d’ordre syndicale ou politique.

 

Étape 3 – Accumuler et profiter!

Vous nous suivez toujours? Félicitations! Vous êtes rendus à l’étape la plus facile.

Vous n’avez plus qu’à regarder votre réserve prendre de la valeur en attendant d’avoir assez d’argent pour prendre votre retraite.

 

Mais comment savoir combien j’ai besoin pour prendre ma retraite?

Si vous appliquez la règle du 4%, vous n’avez qu’à multiplier votre niveau de dépenses annuel prévu par 25. Avec une certaine flexibilité au niveau des dépenses et une ouverture à d’autres sources de revenus, si requis, vous pouvez considérer que le tour est joué. Sinon, libre à vous d’établir un autre taux de retrait 3% ou même 2% si ceci vous rassure. À vous les culottes!

 

En d’autres mots, ou chiffres, si vous prévoyez dépenser 30 000$ par année vous devez mettre de côté 750 000$. Pour 40 000$, ça prend 1M$.

 

Un million! C’est énorme!

En fait pas tant que ça! Si vous êtes assidu dans vos économies, le 1M$ peut être atteint en mettant 40 000$ de côté par année sur 25 ans. Si on ajoute un rendement de 5%, ce montant grimpe à presque 2M$ sur la même période et on retrouve le 1M$ entre 16 et 17 ans de travail. À 30 000$ on atteint ce chiffre mythique après 20 ans. Mais il ne faut pas oublier que ce montant n’est pas nécessaire pour prendre sa retraite pour ceux qui peuvent vivre avec moins que 40 000$ par année!

 

Il ne sert à rien de chasser un chiffre arbitraire, à moins que le fait d’avoir plus vous rende plus heureux ou plus relax. Pour certains écureuils le fait d’économiser est une source de satisfaction en soi. Certains peuvent même en faire une dépendance.

 

L’équilibre est important Riche oui, mais Relax aussi!

 

Qu’en pensez-vous?

Il n’y a rien de magique dans notre approche, juste un peu de mathématique!

 

Et vous? Vous en étiez déjà convaincus?

Vous trouvez toujours cela impossible?

 

* Trinity Study

L’étude Trinity (en anglais) qui étudie le risque d’un retrait de 4% annuel constant, selon l’histoire de la bourse américaine https://en.wikipedia.org/wiki/Trinity_study

 

 

7 Responses to “Prendre sa retraite à 40 ans, comment est-ce possible?”

  1. Sylvain C. dit :

    Bonjour,

    Je viens de tomber par pur hasard sur votre blog et je trouve particulièrement intéressant vos exemples qui s’appuie sur la règle du 4%. Ce concept semble éprouvé et logique à première vue. Il y a cependant une chose (pour ne pas dire plusieurs) qui m’échappe….

    Supposons que je détienne 1M$ dans mon REER et que mes dépenses annuelles soient de 40k$, basé sur la règle du 4%, je devrais théoriquement être en mesure de générer ce 40k$ seulement avec les intérêts de mon capital. Lorsque je retirerai annuellement l’argent de mon REER, je devrai retirer beaucoup plus que le 40k$ requis puisque mon revenu déclaré sera sujet à l’impôt sur le revenu. À moins que je fasse erreur, je devrai retirer un peu plus de 55$ pour avoir 40k$ net. Est-ce que je me trompe?

    Si cela s’avère exact, mon capital sera grandement réduit année après année….chose qui va à l’encontre de la règle du 4% si j’ai bien compris.

    Merci de m’apporter vos lumières là-dessus.

    Bonne soirée

    Sylvain

    • Excellente question.

      Comme on paie de l’impôt sur les retraits d’un REER, il faut effectivement tenir compte du taux d’imposition.

      Il faut savoir qu’au Québec et au Canada, on ne paie pas d’impôt sur les premiers quelques 14000$ par personne. Pour un couple, cela libère 28000$ de l’impôt. (Donc cela réduit un peu votre 55 000$)

      Vous ne paierez donc de l’impôt que sur 22000$ soit beaucoup moins.

      Mais cela ne s’applique qu’aux montants que vous comptez retirer de votre REER.

      Tout ce qui est placé dans votre CELI à déjà été imposé, ainsi que dans vos compte de placement normaux. Ils ne sont donc pas considéré comme des revenus quand vous les utilisez.

      Il serait étonnant que tout vos placements de 1 million soient uniquement dans votre REER, comme on est limité à 18% de son salaire annuellement. Le CELI est un véhicule intéressant de ce côté.

      Finalement, les gains en capitaux dans vos compte (Hors CELI, REER) sont également partiellement imposables.

      Il faut donc penser un peu sa stratégie pour équilibrer les retraits de nos différents comptes pour minimiser l’impôt annuel.

      Par exemple vous pourriez retirer le maximum possible de vos REER sans payer d’impôt, et utiliser le reste de vos placements pour combler ce qui manque.

      Peu importe votre situation, cela vaut la peine de s’arrêter et d’étudier la question pour planifier le futur, la retraite qu’elle soit anticipée ou non ! (Peut-être en jaser avec votre comptable lors de votre rapport d’impôt !)

      J’espère que j’ai partiellement répondu à votre question !

      Dernier détail, de notre côté, on trouve que le 4% est un peu optimiste, alors on planifie actuellement avec un taux un peu plus faible. Une de nos nombreuse mesure pour s’octroyer de la marge de manoeuvre !

      Merci de nous lire et de partager avec nous!

      • Sylvain C. dit :

        Merci pour votre réponse…information très instructive!

        En effet, je ne disposerai définitivement pas de 1M$ dans mon REER. Ce montant n’étaient que pour fin d’exemple…j’aime les gros montants. 🙂

  2. Bonjour RR,

    Je te vois ou vous vois commenter de temps en temps sur les même blogs que moi alors je voulais passer dire bonjour.

    Ma conjointe et moi avons la même motivation que vous : passer du temps en famille avec les enfants. Nous avons un bébé d’un peu plus d’un an et un autre en route et ça nous peine de ne pas être tous les deux à la maison pour en profiter.

    On vise la retraite à 40-42 ans… dans 6-7 ans max.

    Ton article est très bien, de belles explications et simulations.

    Personnellement je n’utilise pas la méthode indicielle d’investissement, ni les fonds mutuels. J’ai été représentant en épargnes collectives durant un certain temps et ça a été assez pour moi…

    Investir dans des titres individuels est risqué, mais est-ce plus risqué de suivre 50 cies tous les trimestres ou de ne pas suivre 500 cies tous les trimestres?

    Il vaut la peine de se poser la question. Je vise un portefeuille de 50-75 cies individuelles. La diversification sera donc excellente. Je serai aussi exposé au marché mondial et à de nombreux secteurs…

    Quant à la stratégie de décaissement de 4% par an, elle ne me convainc pas. Que fait-on si le marché plante de 50%? On dépense 2 fois moins?

    On peut évidemment convertir une partie de notre capital en rente, mais ça coûte très cher une rente indexée et les taux utilisés sont minables et en faveur de l’institution financière.

    On peut alors se tourner vers les titres à dividende ou encore les obligations ou autres titres pouvant convertir le capital en revenu mais sans expérience et avec un gros magot à gérer, je trouve l’idée risquée.

    Personnellement je préfère apprendre à gérer mon capital pendant que je l’accumule. Je fais des erreurs et des bons coups et j’apprends.

    Cela étant dit, à chacun sa méthode et je ne prétends pas que l’une est meilleure que l’autre. Il faut juste trouver laquelle nous convient et nous donne de bons rendements.

    Selon plusieurs études 90% du rendement de la bourse est dû aux dividendes. Et 80-90% des fonds mutuels ne battent pas l’indice de marché sur le long terme…

    Je suis encore un « jeune » investisseur et j’apprends à investir à une époque bien particulière, voire unique dans l’histoire récente de l’humanité. Mais so far so good! Je bats l’indice.

    De toute façon, comme tu l’as mentionné, le plus important c’est le taux d’épargne et le miens est pas mal élevé!

    Je vais suivre ton blog. Beau design, belle plume. C’est un plaisir de te lire.

    Bonne soirée

  3. Merci de votre commentaire!

    Ca nous fais plaisir de savoir qu’il y a d’autres personnes qui choississent de voir la vie autrement qu’uniquement par la lorgnette du travail!

    Pour nos investissements, on se garde des réserves investies dans des véhicules financier sans risques, avec évidement moins de rendement, mais on pourrait être au moins 1 ans sans avoir a toucher aux investissements en cas de crash boursier, et les dividendes sur deux ans couvriraient une bonne partie de l’année suivante. Donc a moins que tout plante sur plusieurs années, on a une bonne marge de manoeuvre.

    Sans compter que l’on compte avoir des revenus d’appoints avec certain projets parallèles durant notre longue retraite. Ça finit par faire beaucoup de marge de manoeuvres!

    Et comme on a vécu 2008, on sait qu’on peut prendre la baisse de 50% sans perdre le sommeil!

    On a l’intention d’écrire plus d’articles sur notre stratégie financière, mais on aime le côté passif d’investir dans des fonds indiciels. On a eu des succès et des moins bons coups avec d’autres approches, alors on verra ce que le future nous réserve.

    Cela étant dit on a plusieurs investissements de longue date dans des entreprises spécifiques, mais on diminue plus qu’augmente de ce côté.

    Mais cela va nous faire plaisir d’en discuter 🙂

  4. Dan dit :

    Bonjour,

    Sans vraiment le savoir, j’ai appliqué la meme regle et je peux effectivement dire que ca fonctionne. En 25 ans de travail a un salaire moyen de 40k. J’ ai atteint cet objectif…..
    750 k
    placements conservateurs a 4%
    Je vis avec environ 20 k par annee sans toucher a mon capital
    retraité a 46 ans

    • Félicitation!

      Comme vous on est arrivé sur la chose un peu par hasard jusqu’à il y a 2 ans. Après on s’est rendu compte de ce qui était possible.

      On a eu la chance d’avoir des salaires un brin plus élevé, alors votre réussite est encore plus spectaculaire.

      Mais cela prouve que c’est une chose accessible à beaucoup de gens, du moment qu’on y met les efforts nécessaire.

      J’espère que vous profitez bien de votre retraite!

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