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Se faire rouler pour économiser?

 

Outre, être une source de revenus et d’occupation assez majeure, un milieu de travail est aussi, grand bien nous en fasse, une source sans fin d’anecdotes financières !

 

Récemment, j’entretenais une discutais sur les dépenses importantes, et la plupart du temps sous-estimées, que représente une voiture. Ce à quoi un collègue me rétorqua qu’une voiture c’était également une source d’économies, puisqu’il pouvait, avec son véhicule, économiser sur bien des choses (linge, nourriture, etc…) en allant les acheter plus loin.

 

Aurait-on ici une faille dans la logique Riche Relax qui nous amène à minimiser l’utilisation de notre voiture ?

Y aurait-il des économies importantes qui nous échappent ?

 

Dans notre billet: Êtes-vous l’esclave de votre voiture, nous nous sommes penchés sur les coûts importants reliés à la propriété d’un véhicule, mais peu sur les économies résultantes. Comme on aime bien être objectif au sujet des économies, nous avons décidé d’étudier (et calculer!) la valeur de ces économies distantes. Question de pouvoir déterminer s’il est possible d’économiser en allant magasiner plus loin, et si oui, établir quelles sont les limites d’une telle logique.

 

 

La distance, c’est une dépense

Il ne faut pas perdre de vue que, même si on ignore le coût d’achat d’un véhicule, le simple fait de rouler engendre des frais de fonctionnement. Essence, entretien minimal et remplacement de pneus (obligatoire selon la loi au Québec et important si vous voulez survivre à vos déplacements hivernales) vous montent, mine de rien, une facture de 0.15$ par kilomètre parcouru selon le plus récent rapport de la CAA. Ce chiffre exclut tous les frais reliés à la propriété dont les assurances, l’immatriculation et la dépréciation qui représentent en soi des sommes non-négligeables qui peuvent faire monter la facture totale à plus de 0.50$ du kilomètre.

 

Pour les fins de cette discussion, nous allons considérer uniquement les frais de fonctionnement comme si vous aviez été assez chanceux (ou mal chanceux) d’hériter d’un véhicule sans avoir à débourser un sou.  Ce qui devrait donner un portrait juste des économies nettes découlant du fait d’aller à la chasse aux rabais loin de son chez soi…

 

 

Ceci étant dit, faisons le calcul!  

Revenons à mon collègue qui se vantait, entre autre, de son périple de 30 km aller-retour pour économiser sur la viande.

 

Supposons que:

– Votre boucher lointain vous offre un rabais de 25% sur tous vos achats de viande.

– Votre véhicule vous coûte seulement 0.15$ par kilomètre parcouru.

– Vous ne comptez pas la valeur de votre temps!

 

Le calcul se résume comme suit:

Dépenses de transport:     30 km x 0.15$ par km         = 4.50$

Économies sur les achats: 25% de rabais sur 18.00$  =  4.50$

Économies nettes totales :                                       = 0.00$

 

Même avec 25% de rabais, ce qui est bien plus que ce que mon collègue obtenait comme rabais, les économies n’apparaissent que si vous dépensez au moins l’équivalent de 18.00$ de viande “locale”. Pour sauver réellement 4.50$ il faudra acheter pour 36.00$ (avant rabais) de viande.

 

Dépenses de transport:     30 km x 0.15$ par km         = 4.50$

Économies sur les achats: 25% de rabais sur 36.00$  =  9.00$

Économies nettes totales :                                       =  4.50$

 

 

Ce qui équivaut à un rabais de 12,5% sur 36$ de dépenses. Et si ce détour vous prends une heure, vous êtes donc rémunéré à la hauteur de 4.50$ de l’heure pour votre travail de consommateur/conducteur. Je ne sais pas pour vous, mais dans le contexte actuel où le taux horaire minimum est de 10.75$ et où plusieurs militent pour un taux minimal de 15$, il me semble que ce n’est pas cher payé pour vos efforts.

 

En plus, ce calcul assume que les conditions suivantes sont aussi remplies:

– Il n’y a pas d’alternative moins cher à proximité

– Que la viande est au moins de qualité équivalente

– Vous achetez suffisamment de viande pour réaliser les économies

 

Si c’est votre cas, et que vous aimez être au volant de votre voiture, le détour peut valoir la peine.

 

Vu les chiffres, notre côté optimisateur considérerait acheter une grande quantité de viande en un seul voyage, et congeler les surplus!. Question de ne pas brûler la plupart des économies en essence, ou pire, perdre de la viande qui ne sera pas mangé à temps. Comme notre facture d’épicerie inclut à peine 50$ de viande par mois et que nous sommes satisfaits avec la qualité et le prix offert par notre boucher local, ce n’est pas une économie pour laquelle nous serions prêts à prendre la grande route.

 

Pour acheter directement chez un producteur, et supporter une entreprise agricole locale, c’est autre chose! C’est même quelque chose que nous avons fait par le passé! En achetant un demi-bœuf avec des amis, une fois par année, on se retrouvait avec une excellente qualité de viande, à un prix compétitif, sans avoir trop de surplus… Pas de réelle économies, mais un produit supérieur et une belle relation avec le fournisseur, ce qui faisait notre affaire. Il est toutefois important à noter qu’à cette époque nous n’avions pas de voiture! On faisait appel à communauto, ou nos amis, qui habitaient plus près du producteur que nous, nous apportaient notre part du butin lors d’une visite.

 

Moutons dans un champ

C’était donc le fait de partager, plus que de circuler, qui était au cœur des bénéfices pour tous.

 

Pour des dépenses épisodiques, une voiture de location peut aussi très bien faire l’affaire. Inviter un ami à se joindre peut aussi permettre de diviser la facture d’essence en deux et transformer une simple commission en sortie de groupe!

 

 

Des économies bidon!

Cette idée de rouler pour économiser est fortement répandue. On voit même des gens qui font des distances non-négligeables pour économiser sur…l’essence!  J’ai même vu des files de voitures sur des centaines de mètres, avec le moteur qui tournait… pour acheter de l’essence à prix réduit. Une absurdité totale !  Toujours à 0.15$ par km, pour un plein de 50 litres, chaque tranche de 3 kilomètres roulé annule une économie de 0.01$ le litre. Une pompe à essence distante de 10 km (20 km donc si on consdèrer l’aller-retour) annule une économie de 0.06$ le litre. 

 

Voici les chiffres à l’appui :

Dépenses de transport:     20 km x 0.15$ par km         = -3.00$

Économies sur l’essence:  50 L x 0.06$ par litre          =  3.00$

Économies nettes totales :                                       =  0.00$

 

Donc, si le poste d’essence se trouve à 10 km… il n’y aura aucune économie de réalisée même pour une différence de 0.06$ le litre… ce qu’on voit rarement dans un aussi petit rayon géographique! Plus on va loin, plus il est difficile de réaliser des économies!

 

Si on généralise ce principe, en gardant un coût de 0.15$ par km,  cela donne le graphique suivant:

 

Économies d'essences annulées par la distance

On voit que rapidement, les économies partent en fumée !

 

Et même si sur le graphique de plus gros réservoir réduise l’effet de la distance… il faut se rappeller qu’un gros réservoir se retrouve probablement sur un véhicule qui consomme plus pour chaque kilomètre parcouru.. Donc le graphique est probablement trop optimiste pour ces véhicules!

 

Évidemment, plus on va loin, plus votre prix de revient pour l’essence est élevé ! Et comme après avoir fait le plein, vous devez revenir à la maison, plus vous allez loin, moins votre réservoir sera réellement plein une fois revenu chez vous… Donc rien ne sert de faire 200 km, même pour de l’essence gratuite! À moins que votre plaisir provient du simple fait de parcourir les autoroutes.

 

Ces petits calculs échappent vraisemblablement à certains automobilistes. On espère que la plupart des gens choisissent le plein le moins cher sur leur trajet!

 

Le mirage américain

La même logique s’applique à ceux qui font leur magasinage de l’autre côté de la frontière. On peut penser au fameux voyage familial Montréal-Plattsburgh. C’est peut-être moins à la mode ces temps-ci, avec le taux de change moins avantageux, mais ça risque de revenir si le dollar canadien devait reprendre des plumes!

 

Le voyage Montréal-Plattsburgh est un voyage de 200 km aller-retour, sans compter le kilométrage fait sur place à serpenter entre les magasins et restaurants de votre choix!  Même en ignorant la valeur du temps passé en voiture, on parle d’un coût minimum de 30$, juste en déplacement (200km x 0.15$).

 

Et si on achète plus de choses que nécessaire, parce que c’est moins cher que chez nous, parce qu’on se laisse tenter par la publicité ou parce que l’on se sent obligé de justifier le voyage… Au final, les économies peuvent rétrécir de façon vertigineuses…

 

Après tout il n’y a pas de meilleure économie que d’éviter la dépense tout court.

Une dépense avec un rabais, c’est une dépense quand même!

 

Si on assume un rabais moyen de 25% sur nos dépenses (ce qui serait quand même pas mal), les vraies économies nettes ne peuvent commencer qu’à partir de 120$ de dépenses. Pour sauver 100$ au final, il faudra acheter pour au moins 390$ de produits (qui si acheté au prix local vous auraient coûté 520$). C’est toute une expédition de magasinage!

 

Cela signifie trouver de bons prix sur quelques items plus dispendieux (souliers, bottes de marche, manteaux d’hiver, matériel électronique, livres), ou sur des items qui coûtent moins cher à l’unité… et risquer de se retrouver avec plus de choses que ce qu’on peut bien faire entrer dans une voiture de taille raisonnable!

 

Ceci n’est pas pour dire qu’il n’est pas possible pour certaines personnes, dans des cas particuliers, de rentrer dans leur argent. Sur des quantités importantes d’articles spécialisés, plus dispendieux, un voyage peut se révéler astucieux. Mais comme le consommateur moyen, ne va pas à Plattsburgh pour acheter de grandes quantités d’articles triés selon leur rentabilité, on risque beaucoup plus de croiser des gens qui au final dépensent plus qu’il ne l’auraient fait s’ils étaient resté chez eux… tout en pensant faire de bonnes économies!

 

Si on considère que le voyage est une sortie en soi, alors les économies peuvent venir amoindrir le coût des vacances. Mais ceci n’est pas une logique tout à fait comptable. On ne parle donc plus vraiment d’aller à Plattsburgh pour économiser, mais plutôt de prendre des vacances à Plattsburgh… avec toutes les dépenses que ceci implique. Intégrer un budget de magasinage au budget de voyage peut faire gonfler considérablement la facture!

 

Les Riche Relax pourraient-ils économiser en magasinant aux États-Unis ?

Honnêtement, ce n’est pas un trajet que nous pourrions justifier sur une base économique pour des achats courants. Même si les rabais étaient réellement au rendez-vous, il faudrait faire l’épicerie pour le mois au complet en un seul voyage, ce qui n’est pas très pratique. Peut-être que pour des appareils électroniques, tel un ordinateur, que l’on remplace une fois au 5 ans, ce serait à considérer. Mais il faudrait un bon rabais à l’achat pour compenser la distance à parcourir en plus des frais de douanes qui pourraient bien annuler la différence de prix. Faut aussi penser un peu à long-terme. Qu’arriverait-t-il si nous devions faire honorer la garantie? Est-ce qu’on se retrouverait prit avec la facture pour un autre voyage au sud de la frontière?

 

En prenant tous les éléments en ligne de compte, cette idée nous semble plus problématique que pratique.

 

Dans l’idée d’amoindrir le coût des voyages, les Riche Relax passent plus souvent qu’autrement leur vacances sur le dessus de montagnes où la question de consommation ne se pose même pas. Ce qui laisse plus d’argent de libre pour nous permettre de parcourir les sentiers pendant quelques jours, mois ou même années de plus, une fois notre retraite anticipée gagnée. On fait du kilométrage mais c’est les semelles de nos bottes et non les pneus qui s’usent et l’expérience nous semble bien plus riche que celle d’être pris dans une carlingue à regarder les affiches routières passer.

 

Panorama au mont du Lac à L'empêche. Charlevoix

 

 

Même en ignorants tous ces arguments de nature logistique, ou qui relèvent d’une préférence personnelle, il y a pour les Riche Relax un argument purement mathématique.

 

L’impossibilité mathématique

Il y a toutes sortes de raisons de posséder un véhicule, mais comme les coûts fixes (qui ne dépendent pas du kilométrage parcouru) sont entre 6000$ et 9000$ par année, l’argument initial que la voiture permet d’économiser, se porte mal dès le départ.

 

Pour que la voiture soit une véritable source d’économie, il faudrait que son coût de fonctionnement soit compensé par ce qu’elle nous permet de sauver. Imaginez, il faudrait que la voiture elle-même permette de sauver environ 25% sur un montant d’environ 30 000$ de dépenses annuelles (seulement en biens qui se transportent ou sont accessible en voiture)…. C’est un montant qui pour les Riche Relax est une véritable fortune!

 

Pour les Riches Relax, les dépenses qui sont des services (garderie, restaurants, cinéma, dentistes, etc…) ou qui se ramènent en voiture (épicerie, meubles, quincaillerie, livres, jeux), ne représente pas tant d’argent.

 

Si l’on regarde nos prévisions budgétaires pour 2016, on arrive aux montants suivants :

Mobilier et décoration:       450.00$

Dépenses courantes:          5 850.00$ (épicerie, pharmacie, dentiste, vêtements)

Enfants:                                2 150.00$ (soins, frais de garde, vêtements)

Loisirs::                               3 000.00$ (jeux, cinéma, restaurants, excluant les vacances)

Total:                                   11 450.00$

 

Même si on allait plus loin en voiture pour toutes ces catégories, en assumant que l’on peut obtenir 25% de rabais, une fois les frais de transport pris en comptes (ce qui serait pour le moins étonnant!)  On ne pourrait économiser qu’au plus 2862$ annuellement, soit environ le tiers du coût annuel d’un véhicule ! Pour transformer la voiture en générateur de revenus il faudrait économiser plus de 65% sur tous ces achats! 

 

Sans compter que l’on passerait un nombre incroyable d’heures supplémentaires en voiture. Épicerie, garderie, cinémas et restaurants, tous loin de la maison ? Juste l’idée d’avoir à déneiger la voiture pour chaque déplacement l’hiver, trouver du stationnement ou faire des recherches Google Maps pour obtenir les directions pour nous rendre aux divers rabais nous donne des boutons.

 

Cette mode de vie serait, pour nous, un véritable cauchemar !

 

Ceci est sans compter qu’il faudrait être constamment à l’affut pour dénicher ces rabais distants. Honnêtement, on ne saurait pas où regarder pour réaliser de telles économies! Pour la grande majorité des biens de consommation, on retrouve d’excellents prix en ligne… des prix qui incluant la livraison!

 

 

Voyage long-courrier ?

Et qu’en est-il des autres moyens de transport? Peut-on économiser en prenant l’avion?

Bien sur! Il existe parfois des absurdités internationales en termes de prix. Je connais des gens qui ont fait l’aller-retour en avion de l’Europe-États-Unis parce que la différence de prix, pour un même appareil, comme un ordinateur, un téléphones ou quelques gadgets peut payer le prix du billet d’avion.

 

Ils en profitent alors pour faire un réel voyage.

 

Mais j’imagine qu’avec un peu d’effort, ils pourraient tout simplement ne pas entreprendre un tel voyage et ainsi réaliser de vraies économies…

 

Précisons que ces individus ne sont pas dans une logique de retraite hâtive. Donc, on est loin de la frugalité!

 

De toute façon, à titre de canadiens les Riches Relax ne sont pas dans une position avantageuse au niveau du taux de change ou ayant accès à des marchés si différents pour avoir accès à des différences de prix si drastiques!

 

Donc pas d’aubaines potentielles pour nous de ce côté…

 

Au final

Une leçon à tirer de tout cela, c’est un peu l’importance de calculer. Il ne suffit pas qu’il y ait une différence de prix au comptoir pour que la différence se fasse ressentir dans nos poches.

 

Il ne faut pas oublier que même lorsqu’on calcule correctement, il y a des pièges qui guettent même les consommateurs les plus avertis ! Je vous reviens donc dans les prochaines semaines avec une liste de différentes façons dont on peut se faire avoir!

 

Et vous, faites-vous de grandes distances pour réaliser de grandes économies?

Est-ce que vous considérez le transport comme faisant partie du prix de vos achats?

Est-ce que quelque chose nous échappe! Si vous allez magasiner à Plattsburgh, ou autre ville frontalière, quel genre d’économies faites-vous? 

 

 

10 Responses to “Se faire rouler pour économiser?”

  1. david dit :

    Bonjour,
    Perso ma voiture est justifiée par un autre argument : le gain de temps.
    En effet, en prenant ma voiture j’économise 20 minutes de trajet en transport en commun, voir même plutôt 30, en comptant le fait d’être en avance pour être sûr de l’avoir (et le fait que le bus part à l’heure défini, pas à mon arrivée).

    Soit 1h par jour, à 0,15cts du km, ça fait un coût horaire de 7€, ce que j’accepte de payer pour avoir 1h à moi en plus par jour.
    Au passage, 0,15cts du km, ça me semble relativement réaliste!
    0,5 me semble délirant!
    Après, il est vrai que j’ai une vieille voiture robuste, acheté 2.500€ il y a 7 ans, donc le coût d’achat et de dépréciation, c’est pas flagrant!
    Là je vais avoir des frais (disons 100€) car j’ai un contacteur de fusible qui est cassé, et j’ai pas le temps de m’en occuper.
    Les frais précédents, c’était l’essuie glace à 15€ (changé une fois tout les… ça met longtemps à moisir le caoutchouc ?)

    Par contre, il y a quand même des gains non négligeable.
    Exemple, il y a peu, on cherchait des bocaux.
    En magasin (ou en ligne), prix minimum 15€ les 6.
    Sur les petites annonces, on a trouvé 2 fois 50 pots à 50Cts le pot.
    Donc au final, 100 pots pour 50 € + 10€ les 50km.
    Contre 250€ l’équivalent acheté en magasin.

    Pareil sur les services de livraison.
    Ou de déménagement (on a déménagé récemment, et n’avons pris aucun professionnel, tout en voiture avec un maxi-remorque ).
    Les estimations rapide en ligne nous donne entre 1000 et 2000€.
    A côté, on a profité des trajets obligatoires (pour vérifier le chauffage, aérer et récupérer le courrier) pour déménager.
    Le gros du surcoût est lié à la surconsommation d’essence, disons une 50aine d’euros en comptant large.

    Après, les frais km de madame lié au trajet jusqu’au bureau sont remboursés sur la puissance (fiscale ?) de la voiture, mais comme c’est une voiture d’occasion qui accepte de l’éthanol, le coût peut être plus faible que l’indemnisation.
    Bon, aussi, j’habite en campagne, donc le magasin le plus proche est à 4km, donc pas juste à côté! 😉

    • Le prix du kilomètre est celui rapporté par les études à cet effet. (CAA Québec ici)

      Sinon, je n’ai pas approché la question du choix du lieux de vie. Parce qu’il y a trop de variables. Donc beaucoup de non quantifiable (La qualité de vie étant un concept différent pour chaque personne!)

      Par exemple, de rester à côté de son travail, ferait l’économie du temps de transport. Et éviterait d’avoir une voiture. (Même à 5000 par année (Les études disent 10000$), cela compense pour toutes économies possible en allant acheter des choses plus loin).

      Évidement acheter des choses usagées peut apporter des économies. Une bonne chose! On vous félicite pour les trouvailles 🙂

      C’est cependant difficile à quantifier, car en ville on peut souvent acheter usager à proximité, il faut juste parfois s’armer de patience si on veut limiter la distance parcourue!

      Mais l’aspect géographique aléatoire de Kijiji rends en effet difficile de se passer d’une voiture (ou d’en louer une!)

      Merci de nous lire 🙂

      • David dit :

        Juste pour reprendre un point qui est plutôt inexact.
        Je regarde proche de mon boulot, un bien équivalent (plus petit, avec moins de terrain), c’est environ 5 fois plus cher.
        Donc même si on suppose qu’une voiture coute 10k/an, il me faudrait entre 30 et 40 ans pour amortir la différence de prix de logement. (en vrai plus, car le coût de l’alimentation, du non fait maison, des gardes d’enfants, … sera plus élevés)

        Pour le coûts des voitures, les études partent toujours d’une voiture neuves sur une durée limité.
        Donc pas comparable avec une approche plutôt frugale.
        D’ailleurs le coûts variable au km de l’étude est estimé autour de 15 cts, le reste étant le coûts de propriété.
        Par exemple, le coût de propriété est estimé entre 6,5 et 9k par an selon le véhicule. Composé de 4 à 6k de coût d’acquisition (dépréciation + financement).
        Pour un montant de 18.000km/an, l’acquisition représente entre 22 à 33 cts par km.
        Ensuite l’assurance entre 2 et 3k, je suppose que les assurances canadiennes sont cher.
        En France, seul 2% des conducteurs payent plus de 1.500€/an, la moyenne étant autour de 600€ (baromètre de l’assurance auto 2014).
        En fait, après recherche, je trouve des coûts similaires à la France pour les assurances.
        Pourquoi alors prendre un tarif si élevé pour comparer ?

        Je fais les mêmes reproches aux autres estimations de coût de voiture.

        • Évidement les études de coût au kilomètre peuvent être discutables, je me base sur l’étude du CAA. Il ne faut pas oublier que plus de 200 000 véhicules neufs sont achetés chaque année au Qc, avec un proportion de plus en plus forte de SUV!

          Il s’agit donc d’une moyenne, on peut facilement assumer entre 7000$ et 13 000$.

          Anecdote, ici on n’utilise pas assez notre voiture. On a du changer les freins apres 1 an pour cause de rouille. Donc, qu’on roule ou pas, les frais s’accumulent!

          Pour la maison… On entre ici dans la raison pour laquelle je n’ai pas abordé la question du lieu de résidence.

          Il y a trop de variables.

          Je pourrais argumenter qu’en choisissant un autre emploi, il y aurait moyen d’habiter à proximité sans encourir une prime de 5 fois le coût de la maison.

          Ou qu’il y a des compromis, à distance raisonnnable, et avec un accès au transport en commun (ou au co-voiturage) qui permettrait de faire l’économie de la voiture et de sauver au final.

          Évidemment ces choix-là sont personnels, et vont varier avec l’époque et le lieux de résidence.

          Je vous félicite d’ailleurs de faire vos calculs pour trouver l’approche qui vous sied le mieux! C’est d’abord et avant tout ce que l’on encourage les gens à faire.

          On retrouve plusieurs calculateurs en ligne pour aider les gens à faire l’exercice. Mais il y a trop de gens qui achètent des véhicules, souvent trop cher pour leur moyens, sans en connaître vraiment le coût réel! Ce qui plombe de façon importante leur finances! (J’en connais plusieurs, je suis sûr que vous aussi!)

          Sans compter que ce tout voiture qu’on retrouve (particulièrement en Amérique du nord), nuit considérablement à l’organisation urbaine ! Et ça on en paie tous le prix!

          • David dit :

            Bonjour,
            pour le nombre de voiture vendu, en france, il se vend autour de 2,3 millions par an de voiture neuve par an.
            A côté, il se vend entre 4 et 6 millions de voitures d’occasion annuellement.
            Soit 2 à 3 voitures d’occasion pour 1 voiture neuve.
            Donc l’occasion est clairement majoritaire, mais n’est pas pris en compte dans les calculs de coûts.
            Ce qui me fait dire que ces calculs sont faussés.

            Pour mon cas, un job proche de chez moi serait l’idéal.
            Mais dans mon métier, seule la grande ville permet un travail.
            Pour le moment, je fais les trajets pour accumuler les fonds (et finir les travaux intérieurs de la maison).
            Le problème est qu’en changeant de job je perd la qualification et j’aurai un salaire 2 à 3 fois moins élevé.
            Tout en conservant l’obligation d’utiliser la voiture, 30 minutes de voiture étant considéré comme la zone classique de travail.

            Quand au télétravail, c’est comme le dahu ou le bigfoot. On en parle beaucoup, mais on n’a pas de preuve de son existence! 😉

            Donc pas toujours évident de trouver le compromis idéal!

  2. Nathalie dit :

    Et en voiture électrique? 😉

    • Si on ignore le coût d’achat du véhicule, il y a évidemment moins de coûts associé à la distance!

      Quoiqu’il reste l’usure… et surtout le temps !

      Faudrais voir le coût de revient au km du véhicule électrique. Mais si on y trouve son compte, pourquoi pas 🙂

      Si l’auto qui se conduit toute seule finit par être sur le marché, et que l’on peut lire un bon roman pendant le trajet, on ré-évaluera peut-être notre approche !

      • Nathalie dit :

        Si l’auto pouvait faire les courses en plus de se conduire toute seule, je pense que je serais preneuse 😀

      • David dit :

        Le coût d’utilisation d’une voiture électrique n’est pas négligeable non plus.
        Les batteries restent cher.

        Par exemple, la Zoé, une petite citadine, les batteries sont loué.
        69€ par mois pour moins de 7.500km/an, ou 119 sinon.
        La valeur de la batterie est d’environ 10.000€ (a voir selon le modèle de la batterie).

        Donc sur la durée, ça représente un coût important!

        • Nathalie dit :

          Euh, je ne sais pas comment ça fonctionne en Europe, mais ici on a une Leaf et on n’a pas à louer de batterie. Et l’électricité est vraiment très peu chère au Québec comparativement à ailleurs dans le monde. Il y a aussi un rabais offert par le gouvernement à l’achat qu’il faut prendre en considération.

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