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Un petit pas vers le minimalisme

 

Au cours du processus qui nous a amené au Plan de retraite de la famille Riche Relax, j’ai lu passablement beaucoup sur l’indépendance financière et la retraite anticipée.

 

Un sujet revient souvent dans les textes qui parlent d’économiser : combattre activement l’accumulation de possessions. 

 

L’idée étant que la surconsommation typique fait en sorte que les gens accumulent quantité de choses dont ils n’ont probablement pas besoin.

 

J’avoue, ce n’est pas mon point fort!

 

Bon évidemment, je pourrais vous dire que, contrairement au ramasseux moyen, les objets que je possède sont soit utiles, ou potentiellement utiles dans un futur plus ou moins lointain, mais je dois avouer que l’argument ne tiendrait pas longtemps la route devant la pile (et parfois la montagne) d’évidences. Je ne dirais pas que je m’achète beaucoup de choses, mais j’ai tendance à garder des choses “pour un usage ultérieur”.

 

Toujours est-il qu’il existe un courant de pensée qui fait de l’anti accumulation son point central :

Le minimalisme

 

Bien que l’on puisse parfois l’associer à la simplicité volontaire, le minimalisme est une créature à part. Il vise littéralement, à minimiser le nombre d’objets que l’on possède. L’idée étant que les choses que l’on possède finissent par nous posséder, de par les contraintes qu’elles imposent sur notre milieu et mode de vie. On n’a pas à chercher loin pour trouver de telles possessions qui régissent nos vies…vous avez une maison hypothéqué, une voiture ou pire une flotte de véhicules récréatifs?

 

Est-ce que vous êtes jusqu’au cou dans des objets que vous n’utilisez plus ou que vous ne saviez même pas que vous aviez?

 

Le minimalisme pourrait venir à votre rescousse…mais à quel prix?

Le minimalisme est essentiellement une quête de liberté face au monde matériel. Les thèmes récurrents sur les blogues minimalistes visent en priorité la réduction du nombre total de possessions. La réduction des coûts peut être un effet collatéral intéressant du minimalisme, si vous mettez tous les efforts requis pour réduire vos possessions au plus simple et utilisez l’image de votre espace épuré pour résister à l’achat de n’importe quel bidule ou bibelot susceptible de vous tenter.

 

Écureuil_attention

Mais attention, la réduction des dépenses n’est pas un but en soi de cette philosophie!

 

Je peux imaginer que de se débarrasser de la majorité de ses ustensiles de cuisine peut être une façon efficace de diminuer rapidement le nombre total d’objets que l’on possède, mais cela risque bien de vous pousser à aller plus souvent au restaurant! Sans les bons outils vous serez moins tenté de cuisiner à la maison ou d’inviter des amis pour un repas chez vous.

 

Je caricature un brin, mais vous voyez le topo.

 

L’idée du minimalisme est tout de même intéressante et sa prémisse n’est pas dénuée d’intérêt. Il est inutile d’accumuler des objets qui occupent de la place et qui, au final, ne contribuent pas à votre bonheur, ou pire, compliquent votre vie. Je me suis donc intéressé au phénomène. De toute façon, rien n’empêche de mélanger différentes approches. Le minimalisme pouvant très bien se marier avec la frugalité, la simplicité volontaire, ou, dans mon cas, un désir de retraite anticipée!

 

Avec un peu de recherche, on découvre des faits étonnants.

Selon cet article de la LA Times, la maison américaine moyenne contiendrait 300 000 objets. Du trombone, au divan, en passant par les bibelots et autre objets plus substantiels. Évidement si une boite de 300 trombones compte pour 300 objets… Suffit d’avoir quelques boîtes de vis et clous pour que le compte monte en flèche…Nous avons au moins 1000 feuilles de papier blanc destinés à l’imprimante familiale, sans compter les piles de notes de cours conservés depuis nos jours universitaires.

 

Les américains semblent plus adeptes de l’accumulation, même qu’on retrouve 4 fois plus de pieds carrés d’espace de rangement locatif par habitant au sud de la frontière qu’au Canada. Quand on se compare, on se console, mais ces superficies ont doublées au pays au cours des dix dernières années. Aux É-U, cette industrie est aussi importante que celles de la musique et du cinéma combinés!

 

Mais que peut-il bien y avoir dans tous ces kilomètres carrées de cassiers? Des objets abandonnés qui accumulent de la poussière tout en exigeant qu’on leur paye un loyer!

 

Les Riche Relax n’ont pas de possessions garés dans des entrepôts.

C’est rassurant d’une certaine façon, nous ne sommes, donc, pas autant adeptes de l’accumulation à tout vent. Mais tout de même, nous avons pas mal de choses qui occupent de la place dans le sous-sol, les garde-robes et la remise. À chaque déménagement, de nos premiers logements à notre maison actuelle, le nombre d’objets (et la taille du véhicule requis pour tout transporter) augmente. Après dix ans dans à la même adresse, j’avoue que nous n’avons plus de mesure, même approximative, de l’ampleur de notre parc de possessions.

 

Cette réflexion sur le minimalisme m’a donné le goût de savoir combien d’objets il y a vraiment dans notre maison. C’est, par contre, un projet de longue haleine, sur lequel je reviendrai plus tard…

 

 

Mais combien d’objets devrait un bon minimaliste posséder?

Si l’on revient chez nos amis les vrais minimalistes, on trouve toutes sortes d’experts de la chose qui se targuent de ne posséder que 300, 200, 100 et même 50 objets.  Évidement chacun y va de ses exceptions dans sa façon de compter! Un tel ne compte pas ses sous-vêtements, un autre ne compte pas le mobilier fourni avec son appartement meublé, plusieurs comptent les écouteurs venant avec leur téléphones comme un seul objet etc

 

Reste que, même en leur accordant des passe-droits, ces chiffres restent impressionnant!

 

Je peux vous dire que je n’ai aucune intention de me lancer dans un tel minimalisme pour le moment! Par contre, je peux très bien comprendre que le simple fait de faire une liste des objets que l’on possède offre une perspective intéressante. Ainsi que l’occasion de se débarrasser de certains objets clairement inutiles que l’on s’efforçait d’oublier dans un coin, question de s’éviter le trouble d’avoir à les inclure sur cette longue, longue liste.

 

 

Un petit pas vers le minimalisme…

Sans devenir minimaliste, j’ai tout de même décidé d’explorer le principe, du moins en surface, et ce au grand bonheur de Mme Riche Relax. Je me suis donc lancé un défi de ménage, question d’avoir plus de place et de me séparer du superflu.

 

Comme je le mentionnais plus tôt, j’ai plus que ma juste part de choses qui traînent…

 

Vieux travaux universitaires, notes de projets avortés, revues de toutes sortes, sans parler des pièces électroniques à l’utilité douteuse. J’ai aussi d’anciens téléphones et des mètres de fils et de câbles assortis. Ma garde-robe contient incontestablement trop de vieux linge que je garde sous le prétexte que ça pourrait servir pour peinturer ou travailler dehors. Chose que je ne fais pas assez pour justifier cette quantité de chandails et jeans troués! J’ai beau aimer réutiliser et être un patenteux en herbe, au bout du compte, un peu par manque de temps, un peu par habitude, pour le moment j’accumule plus que j’utilise…

 

Je suis tombé récemment sur quelques blogues promouvant le minimalisme. Et malgré le fait que je ne me considère pas un minimaliste dans l’âme, un défi minimaliste, récurrent sur ces blogues, a attiré mon attention: Le Mins Game.

 

Les règles du Mins Game.

L’idée est de prendre un mois pour jouer au minimaliste. À chaque jour vous devez vous engager à vous débarrasser d’un nombre fixe d’objets par jour :

  • Un objet le premier jour
  • Deux objets le deuxième jour
  • Trois objets le troisième jour

Bref, vous voyez le portrait !

 

Un mois de ménage, parfait pour le printemps!

J’ai donc décidé que le mois de mai serait l’occasion de m’attaquer à ce défi. Ce qui me donne 31 jours pour jouer à l’apprenti minimaliste!

 

Un calcul rapide nous rapporte que :

je devrai me départir au total de 496 objets!

La façon rapide de calculer ce nombre est: 31* 32 / 2 = 496

Pour les curieux, voici un lien qui explique les mathématiques derrière ce calcul astucieux! 

 

Je pourrai vous faire part de mes progrès, succès, ou échecs à cet égard, ainsi que les réflexions que ce défi m’inspire. Vu que je n’ai pas fait un bon ménage depuis longtemps, je ne pense pas que la chose devrait être trop difficile. Tout dépend de ce que l’on considère comme étant un objet! Évidement la présence de Mini Riche Relax dans nos vies contraint le temps (et le niveau de bruit) que je peux consacrer à un tel projet. L’écriture de ce blogue occupe, mine de rien, une bonne partie de mon temps libre, mais, je me suis dit, pour la science, je vais tenter l’expérience minimaliste!

 

Peu importe, l’exercice risque d’être amusant, un brin instructif, et Mme Riche Relaxe sera assurément contente du résultat!

 

J’essaierai de documenter la chose de façon ludique. Mais je me donne le droit d’étirer un peu le défi si jamais cela entre en conflit avec notre vie familiale. Après tout, comme le dit le proverbe (légèrement modifié pour la situation) :

Le ménage, le ménage, c’est pas une raison pour se faire mal!

 

Alors souhaitez-moi bonne chance!

 

Et vous, est-ce que votre espace de vie gagnerait à relever un tel défi?

 

 

2 Responses to “Un petit pas vers le minimalisme”

  1. Andie dit :

    La frénésie du printemps et notre déménagement imminent (dans plus petit) font que nous avons procédé ces dernières semaines à un grand ménage de nos possessions. Mon conjoint et moi ne sommes pas du type à acheter et à accumuler beaucoup, mais comme vous, nous avons le réflexe de vouloir conserver ce qui est encore bon pour plus tard.

    D’un point de vue esthétique, je préfère les espaces aérés et bien ordonnés. D’un point de vue financier, je préfère dépenser moins souvent et de manière consciencieuse. D’un point de vue environnemental, je ne souhaite pas entretenir un mode de vie  »jetable ». D’un point de vue de temps, je préfère en passer moins à me chercher, ramasser et épousseter. D’un point de vue sentimental, je préfère m’entourer d’objets que j’apprécie réellement. Ce faisant, j’apprends à me satisfaire de ce que j’ai déjà. Toutes ces raisons, et bien d’autres, sont valables lorsqu’il est question de minimalisme.

    Entreprendre cette démarche est un défi, car cela nous pousse à réévaluer la raison pour laquelle nous tenons à ce point à nos objets. Mais je trouve que ce processus fait du bien…c’est un peu comme ordonner sa vie, et je crois que nous en avons tous besoin, ponctuellement. 🙂

    • C’est sur que le ménage peut clairement s’inscrire dans une démarche de simplification.

      Comme je disais, j’ai tendance à accumuler des choses d’en l’idée de m’en servir, ou au cas-où. Mais j’en suis clairement rendu à faire du ménage et ré-évaluer mon lien aux objets.

      Surtout avec un petit bonhomme, ça laisse moins de temps, et ça oblige à organiser un peu plus les choses. C’est donc un bon moment pour entreprendre ce défi pour moi!

      On verra où j’en suis à la fin du mois 🙂

      Merci de nous lire!

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